mercredi 14 octobre 2009

De l'art d'être hype

De la même manière que l'on fait la meilleure soupe dans les vieux pots , la hype moderne ne saurait l'être sans une certaine connaissance - ou utilisation outrancière et peu documentée - de références mettant tout le petit monde d'accord. Ainsi, commençons par une citation d'Ingmar Bergman : "Aucun art ne traverse, comme le cinéma, directement notre conscience diurne pour toucher à nos sentiments, au fond de la chambre crépusculaire de notre âme". Bergman était cinéaste , je n'ai vu absolument aucun de ses films ; néanmoins Télérama et les Inrocks semblent m'indiquer que c'est un grand cinéaste (info recroisée grâce à Wikipédia). Bref, utiliser cette phrase en société, si possible devant un certain nombre de personnes, me permet assurément de me gausser de ma culture, quand bien même celle ci serait davantage wikipediesque que le fruit d'un travail de rat de bibliothèque. Infiltrer les réseaux de la "hype moderne" suppose généralement d'aspirer à en être, ou d'en faire déjà partie. Cette catégorie - à mon goût subtile - ne saurait intégrer que les meilleurs d'entre nous qui : regardent Canal+, portent des chemises à carreaux (à quelques nuances près , les mêmes qu'il y a 20 ans), lisent le Monde, écoutent de la musique "chimique", possèdent un i-phone, connaissent sur le bout des doigts leur cinéma français 60's - 70's ou font semblant; parmi d'autres. Mais, là ou les choses se corsent, c'est que des objets nettement plus banaux peuvent eux aussi être "hype" : j'ai rappelé le à ce titre le port de la chemise à carreaux, mais ressortir le portemonnaie vintage malgré lui de sa grand mère n'est pas sans intérêt. Ainsi , dans l'art de faire du neuf avec du vieux - et l'on pourrant multiplier les exemples à l'envi - réside aussi la construction de sa propre hype. Vous pourrez, à ce stade, m'objecter que "hype" peut s'apparenter à "bobo" : que nenni ! Le hype est bien dans l'air du temps , et à compris que le Mc Do reste le sommet de la hype , à la différence du bio et du café équitable, pour ne citer qu'eux. Au final , le hype présente un quadruple intérêt : Impressioner le quidam , s'impressionner soi même en retour , faire partie de la "famille" (si les francs maçons se "grattent" la main discrètement quand ils se reconnaissent, la tribu des hype échange et teste les connaissances de chacun tout en subtilité), et ma foi, trouver une "hypette". C'est ici que le bât blesse : la hypette préfère généralement se faire débarouiller par un malpropre plutôt que d'entendre Jean Eudes s'épancher la crise de l'existentialisme qu'il a remarqué dans le bouquin "sous acide" de Gilles Deleuze.

Des jeux à somme nulle.


Finalement des travaux sur l’enfance auraient montré que nos petites têtes blondes jouent trois types de personnage en fonction de l’environnement familiale de leurs premières années. D’abord la posture de l’agresseur, prompte au vol de bicyclette à moteur, et à l’incendie de poubelle ; la victime qui cherche en son âme intérieur les brimades de ses camarades pour exister, et enfin le redresseur de tord; emmerdeur né qui trouve encore classe de porter un slip par-dessus ses vêtements.



C’est beau et ça fonctionne d’autant mieux qu’on retourne toujours à l’équilibre : je viole ta femme, action que tu désirais ardemment d’ailleurs espèce de malade, mais comme finalement y a une justice un chevalier masqué se charge d’émasculer la cause de tant de souci… Jusqu’à ce que la spirale recommence, ou que les comités d’entreprises envoient davantage de voyous disputer des tournois de boxe en Thaïlande.



Le propre de la justice c’est bien cela : sanctionner les connards, et réhabiliter les victimes. Il est pourtant des cas purulents, malsain comme l’évier d’une colocation masculine qui ne connaissent que trop rarement l’opération nettoyage pourtant bien mérité. Le rôle du redresseur de tord est utile, mais sa mission est salissante, et il est des fois où il n’y a rien à gagner à plonger ses mains dans la crasse : grand est le risque de casser de la vaisselle, quand en parallèle on se plait aussi parfois à attendre avec patience et délice le spectacle de la catastrophe annoncée.


Car non, la vie n’est pas toujours qu'un jeu à somme nulle.

jeudi 3 septembre 2009

La drague, les puceaux et internet.

Alors que j'achève DEMAIN mes allés-retours en RER vers mon stage, et envisage sereinement l'année prochaine, mes mimines ont un peu PAS le courage de vous attribuer du temps pour amuser vos yeux avec ce blog magnifique.

Et puis c'est pas carnavale ici. T'as qu'à voir ce que devient McDo aujourd'hui (c'est une occurrence à une récente publicité pour ceux qui ont vendu leurs téléviseurs afin de s'acheter de l'alcool, ou qui refusent d'investir dans la le PIB en acquérant un merveilleux écran plat); il accepte plus de servir les punk@chien.com, alors si tu veux te détendre t'as qu'à faire comme moi et regarder secret story .

Mais pour vous amuser un peu j'ai qu'en même trouvé ça, pendant ma pose déjeuné, donc en en attendant que j'écrive très prochainement les quelques idées que j'ai sous la main je vous fait un petit "copié/collé":

Vous allez voir, le jeune homme "a du projet":

En fait j'ai commencé par regrouper les infos que je savais sur elle: son prénom, elle habitait Nevers, dans un quartier "chaud", comme elle disait, et elle passait en seconde. Donc j'ai lancé Google Earth, go au dessus de Nevers, et j'ai commencé à scruter, à la recherche d'immeubles, de trucs comme ça.

Au bout de 5 minutes, je trouve ce qui ressemble à des HLM. Je file sur le site de la mairie de Nevers et matte la liste des collèges de la ville, ainsi que leur adresse. Je les rentre tous dans Earth et fous un repère à leur emplacement.

J'analyse géographiquement leur proximité avec les immeubles repérés, puis j'en sélectionne un, le plus proche des HLM.
Je file sur le site de l'académie de Dijon, et go la section des résultats du BEPC, accessibles à tous, où sont répertoriés tous les élèves l'ayant obtenu (elle était en troisième, tu suis ?).
Je repère le collège sur le site, et commence à mater tous les noms de A à Z, en regardant si je trouvais un prénom correspondant.

Et là, au bout de 5 minutes, j'en trouve un qui correspond. Go Facebook, une correspondance trouvée ! Et c'était bien elle !

Je l'ai ajoutée, et depuis je suis heureux.

Et tout ça pour dire à tes geeks de potes : "J'ai une fille dans mes contacts Facebook" ?

ué.

Tu es terrifiant, parfois.


Rien à dire, il est doué.


Maintenant est ce terrifiant? Après tout il a envie de pécho ce jeune, de "sexer" un peu avec une de ses charmantes camarades. Ce qui est terrifiant par contre c'est de constater les travers des nouvelles technologies ; En effet Google machin ne fait que nourrir la névrose du petit là, ou comme le montre d'une autre manière cette nouvelle pratique du sexting.

Une société qui part à la dérive, et qui descend directement pour un allé simple vers l'enfer, je vous le dit!

Mais tout ça, reconnaissons que c'est à cause de la pornographie, et des socialo-communistes. Avec le Porn', les jeunes se fourvoient, s'imagines des sénarii obscènes.

Des gros dégueulasse de pervers. Heureusement les auteurs classiques et leurs descendances sont là pour nous mettre sur la bonne voie.

Alors messieurs dites un peu stop à la branlette, et autres missions frustrations, parce qu'on sait tous qu'une véritable relation aboutie finit toujours par une pipe royale, du bon sexe anal, et une ejac' faciale des preuves d'amours; rien ne sert de rouiller internet, comme pas plus d'ailleurs les bleuets à la Roméo et Julliette!

dimanche 23 août 2009

Toi aussi emmerde la société.

J’en envie aujourd’hui, au travers de ces quelques lignes, de faire l’éloge de la star de l'été, la bien nommée paresse. Ne rien faire n’est pas donné à tout le monde, et un éclaircissement de la notion me semble nécessaire. Ainsi à en croire le net, la paresse peut très bien se révéler diablement efficace, contribuant à la résolution de problèmes complexes.

La petite fourmi, la tête dans le guidon serai donc moins ingénieuse que sa copine la cigale ; mais comme on connait tous la morale de ce conte conservato-populaire : elle au moins aura à manger cet hiver et pas cette feignasse.

Oui mais voilà, prisonnière de sa douce reine à qui elle a juré fidélité ET travail éternel, elle s’emmerde. Et pas qu'un peu mon neveu. Ce qu’elle produit elle n’en profite pas réellement, fatigué par toutes ces journées de merde de travail, et par le mépris insidieux que cette position lentement intériorisée finit par lui faire éprouver à l’égard de ceux qui préfèrent chanter et boire. Cette dernière, exaspérée de travailler 60h par semaine, quand dit en passant d'autres en sont réduit à la sur-qualification ou au chômage, envisage de déménager la fourmilière en Suisse.


Mais ce qu'il faut bien se dire c'est que glander c’est finalement un art de vivre, ou plutôt une résistance du quotidien à moindre coût, mais très signifiante ; tes valeurs m’ennuient et mes combines et grasses matinées perpétuelles me libèrent. Et c’est ça qu’est bon !

Sauf qu’en retour être le looser de service qui refuser de jouer le jeu par crainte souvent d’avoir perdu d’avance, ce n’est pas top non plus. Alors tant qu’on le peut emmerdons la société, avant que le couperet rédemptoire de la société et de la jolie brune nous ramène à la raison.

lundi 17 août 2009

Entre Google, grenaille jaune, et référencement.

Chère lecteur, tu dois l’ignorer mais il est possible de connaitre beaucoup de chose sur toi, avec l’outil statistique de Google pour les blogs ; il m'est en effet aisé de savoir quelle navigateur tu utilises (70% de winner sous Firefox), comment tu nous rend visite (lien, ou recherche google...), et jusqu’à quelle heure tu traines au comptoir. Seul limite, on ne sais pas encore quelle boisson tu t’enfiles… Mais ça ne serait tarder.



A cela, je tiens à dire que PARFOIS, il arrive que certains autres aient de bonnes idées. Et comme c’est « le privilège des génies d’être copiés » je vais reprendre l’idée d’un post lu ici. Je vous propose donc le top des mots clés utilisés pour tomber sur ce blog :

D’abord des variations autour du titre du blog, normal ;


blog poètes désenchanté, poete desenchante, poetedesenchante, poetesdesenchantes, poètes désenchantés blog,



A part un petit rigolo à la fin qui cherche une « critique »… ?
poete desenchante critique

Ensuite on trouve des fans du corps de Montes !


poetes desenchantes blogspot montes, poetesdesenchantesblogspot, montes, poetesdesenchantes blogspot montes




Ces premières références « évacuées », on va pourvoir rigoler un peu plus :


poeme pour ma cousine, poème pour ma cousine;
Bah tien t’as dû trouver ton bonheur chère ami !

johnny hallyday poeme, poeme de johnny hallyday ;
Tu n’est resté qu’une seule seconde sur le site, je me demande bien pourquoi.

poèmes pour ma cousine qui ne me parle plus ;
Comme c’est mignon… Une seule question, est-ce la chose qu'elle ne sache plus faire ?

poeme borderline, poème borderline ;
Oui tout à fait.

pourquoi les filles ont une frange ;
Question existentielle, bienvenue ! Mais y a encore des variations sur le thème :
ces filles a franges, fille sympa à frange, filles à franges

Et puis des un peu plus « branlées »
filles franges nues


Mais ce n’est qu’un début :


kap bambino blacklist,
Je sais pas du tout ce que tu cherchais l'ami...?

video sex cul blonde extrait
Je crois qu'il a rapidement dû trouver son bonheur!

sperme avec "grenailles" jaunes,
J'apprécie particulièrement que ce monsieur prenne soin de mettre "grenailles" entre guillemets. Ceci dit je vois mal ce que jaune et semence masculine viennent faire là! Enfin dans un registre différent, je tiens à signaler la reconnaissance que nous fait ce site exceptionel:

Ce bon perroquet rend honneur à Pierrax en rapportant comme éléments de définition, ses considérations matinales! Chapeau!


jeudi 13 août 2009

L'opium du peuple


Deuxième article cette semaine, inutile de préciser que je suis chaud comme une baraque à frites - expression n'ayant pas eu le succès qu'elle mérite par ailleurs. Bref, je ne sais pas pourquoi mais j'ai envie de parler de ce bon Z.Z, non pas Zorro, Zinedine Zidane. Non je ne regarde pas juste les matchs de la France et ne clame pas à qui veut l'entendre que "Messi est le meilleur joueur du monde, t'a vu ces dribbles?" après voir vu le premier match de Barcelone - il faut bien avouer que c'était très hype cette année de supporter Barcelone. Donc , le phénomène Zizou (que tout le monde appelerait Yaz' en fait, zizou étant une co - construction journalistico - supporter; enfin comme on n'est pas sur wikipedia je me dispenserais de citer "la source"). Bref, 10 après les "rêves" Blacks - Blancs - Beurs de France 98, qui ne sont pas sans rappeler les lendemains gueules de bois de la marche des beurs de 83... hum je m'écarte du sujet là. Reprenons. Donc, 10 ans après la victoire française (cocorico) en coupe du monde; et les souvenirs émus de minot alors collectionneur de vignettes Panini en voiture a 23h avec le privilège d'appuyer sur le klaxon pour fêter la victoire, je regarde toujours avec plaisir les vidéos relatant les gestes techniques de super Z., et puis comme youtube nous le permet désormais, je regarde l'ensemble de sa carrière . Le personnage m'intrigue toujours autant. Non pour sa passion et ses souvenirs émus d'un bon fanta orange - après 20 bonnes minutes de recherche je n'arrive pas à retrouver cette vidéo ou l'homme "à la retraite" se rappelle avec les yeux qui brillent des ses matchs gamins et de la bonne boisson gazeuse qui l'attendait. Donc Zidane, joueur à l'ancienne comme on n'en fera certainement plus, conduite de balle et contrôles, dribbles simples et foutrement efficaces (ce qui n'est pas une sinécure à l'heure des gris - gris inutile du footballeur vaguement métrosexuel), vision du jeu, collectif. Une carrière à l'ancienne, les échelons gravis pas à pas, du modest centre de formation au moyen, puis bon club de Ligue 1, une montée en puissance du côté transalpin à l'enseigne de "la vieille dame", et enfin l'apothéose en terrain madrilène. Ce qui est riche d'enseignement à l'heure de la génération MSN et de ces gosses à peine sortis de la puberté qui grillent les étapes. Puis, les deux phases de Zidane: "le dieu" en 98, en exagérant à peine, référence aux fameux coups de têtes à deux reprises - "et dieu, dans les airs, surplombait l'humain faible et impuissant". La deuxième, "le sauveur" en 2006, le retour du messie donc (« En France, tout le monde réalise que Dieu existe et qu'il est de retour en équipe de France » Thierry Henry). Un Zidane biblique donc. La suite on la connaît, Zidane n'est pas Dieu finalement, il craque et se décrispe un peu les nerfs contre le premier venu. Pas de quoi en faire un Judas, même le président s'y met et cannonise - si besoin était - le pécheur en le lavant de toute culpabilité. Quelques mois passent et effectivement, l'humain Zidane fait les frais de la fin de l'omerta. Zidane fume, trompe sa femme, est un requin dans les affaires, bla bla bla. Plutôt que de s'attarder sur ces papiers torchons et ces mauvais coups de pub, on retiendra les coups d'éclats, les coups de sang aussi (jouissifs), les heures de vidéos en gardant bien à l'esprit que si le foot elevé au rang de religion était l'opium du peuple, Zidane n'était pas loin d'en être son Dieu. ce qui est tout de même notable dans une vie.


Gog'

Y'a bon le tourisme.


Pression sociale. Ere 2.0. Faut pas mettre n'importe quoi sur son petit profil face', faut avoir les dents blanches et le teint frais pour un possible futur employeur. Faut pas égratigner les croyances des cousins - cousines qui pensent que l'enfant du pays est restée à l'eau claire et aux goûters nutella depuis la dernière après midi digne de ce nom, y'a 10 ans déjà. Pour ma part, je me contenterais de ne pas aligner trop de photos de soirées alcool et ce dans un double but : me persuader que je fais des choses plus intéressantes dans la vie et persuader les autres, dont les fameux cousins qui travaillent déjà depuis belle lurette que je ne suis pas juste un sac à alcool. Bah ouais, on a beau jeu de faire les malins à critiquer tout ça, on est déjà dedans depuis un certain temps. Tiens et puis ça fait longtemps que je n'ai pas écrit un article pour faire ce que je sais le mieux faire : ronchonner. Tiens maintenant j'ai envie de voyager aussi, ronchonner a 6000 bornes de chez soi, c'est bien français déjà, et puis faut faire profiter la planète de ses états d'âme, et pas qu'en 2.0. Hm. Loin de l'idée rimbaldienne (si si) du voyage, j'aimerais quand même me brûler un peu les ailes pour me sentir vivre autrement que par procuration, à savoir mater des culs dans le métro (sans pour autant me risquer à ce que mes mains dépassent mon esprit), scruter les gesticulations des mes stars préférées, ou rouiller sur le net et voyager à peu de frais : faut juste un peu d'imagination et quelques photos - c'est comme les films de culs hein. En parlant de films de culs et de voyage, et n'oubliant pas que chacun voit midi à sa porte, j'ai le souvenir d'un olibrius croisé lors d'une de mes pérégrinations prolongées au pays ou il ne fait jamais jour en hiver, j'ai nommé l'Angleterre, et puis comme je suis un peu original c'était à Londres. Bref, l'homme en question approche la quarantaine et vit en auberge de jeunesse, pas de femme ni d'enfants, chômage prolongé. Normal me direz vous, bref. Voyageur dans l'âme en tout cas (et un peu dans le pantalon aussi) puisque le carnet de voyage de monsieur comprennait la Thaïlande ("qu'il connait très bien"), les désormais classiques pays de l'est, et prochainement le Brésil ou la Colombie qui, paraît il, sont à la mode; puis ça fait du bien de changer un peu de couleur de peau, on sait jamais peut être que ça peut être un peu exotique en dessous de la ceinture. Bref, voyager pour aller aux putes, voilà un credo qui me dépasse un peu. Comme je l'ai souvent dit, et d'ailleurs je le dis trop, nul n'est prophète en son pays; et si le voyage implique d'aller vers l'autre et de "goûter" un peu hors des circuits touristiques, j'aimerais bien que le mien m'apporte un peu plus que quelques misérables gesticulations pubiennes qui à mon avis ne sont ni plus ni moins une reproduction dominant - dominé, esprit anciennes colonies ("ah ce qu'on est beau quand on est français en Thaïlande; incroyable hein. Les françaises elles avaient pas compris en fait je suis le roi du pétrole ici. Des vrais femmes je vous dis"). Ah désolé pour les termes un peu socio - je m'astique, je fais un mémoire en ce moment. Bref, puisque je voyage plutôt entre mon bureau et la cuisine en ce moment, rien ne m'empêche de rêver que je voyagerais dans un peu plus d'un an entre deux sommets de la cordillère des Andes. L'Amérique du Sud, ah oui, c'est vrai que c'est à la mode quand même.. mince, l'Australie aussi non ? le Canada également... les pays de l'Est aussi .. non ? l'Afrique, petite mission humanitaire histoire de se laver la conscience ? Hm. La France c'est beau en fait non ? Tiens je vais peut être rester ici alors, me péter des bons ricards au coin de mon bureau en regardant la Grande Vadrouille, pourqoi je n'y ai pas pensé plus tôt ?
Gog'

Faut pas forcer.

Ce matin je voyageais à travers paris, et quelle ne fût pas ma surprise de tomber nez à nez avec ça:




Je parle évidemment du walkman, pas de la nana du soleil levant. Jeune pervers. En tout cas vous vous rappelez évidemment de cette apparail d'une taille démesuré, et tellement bruyant? Et d'une autonomie nécessitant de se remplir les poches de piles d'avance, certains inventant des histoires de Freezer: promesse était alors faite qu'après une nuit au froid les piles se rechargeaient.


Mon oeil.



N'emêche qu'il fallait aussi se trimballer cela aussi, qui malgré un coté de je ne sais quoi parait bien désuet aujourd'hui:






Que le monde a changé; au moins on ne risquait pas de se bruler ou de recevoir des éclats d'écran dans la face à l'époque. Mais c'était pas mieux avant.


En parlant d'avant, vous, pauvres lecteurs (pas tant au pluriel que cela d'ailleurs) avez sans doute constaté "une baisse de régime" d'articles frais et talentueux. Mais c'est le mois d'août,


Moment des mémoires à rendre,
vous le savez bien;


Des appart' à repeindre,
vous le savez bien;


Des épisodes de secret story plus TF1 que jamais,
ça aussi vous le savez un peu honteusement bien;


Des argentin(ienne?) à barratiner,
vous le savez plus moins souvent bien;


Et puis un peu de rien à **** aussi. On verra, parions sur une hypothétique relance à la rentrée? On vous tient au jus; ou pas comme nous dirai cette bonne Emilie (à frange).

lundi 3 août 2009

Ces filles du calvaire! (ou catins du RER)


J’en ai déjà parlé, je travaille en banlieue, ce qui signifie de long, voir très long temps de transport en commun journalier. Alors comme tout le monde je m’occupe du mieux que je peux. Le matin ce n’est pas trop difficile de s’endormir alors ça va ; le reste du temps je bouquine, je visse le MP3 sur mon crane à croire que je suis né avec, et… Je flatte mon regard.

Je dis ça parce que je repense à cette fille croisée récemment sur le chemin du retour. La distance ne m’a en rien empêché d’admirer ses formes agréables, ses cheveux, ses yeux ; du haut jusqu’en bas, il n’y avait rien à enlever ! Enfin façon de parler.


L’approcher, me demanderez-vous ?


Oui, mais pour ça il aurait déjà fallu qu’elle ne soit pas si vulgaire ; Maquillé comme une voiture volée, développant une voie criarde faite pour n'échapper à personne. Au point qu’on se demande : « parle-t-elle à son téléphone ou à toutes les personnes, déjà fatiguées, qui partagent la même rame qu’elle ? ». Bon sang, mais à qu’elle station va-t-elle enfin "wesh-endre" !


Aucune envie de jouer du regard cette fois là, et quel calvaire !

dimanche 26 juillet 2009

« Non mais t’imagines, on commence comme ça… et pourquoi pas bientôt avec des animaux ! Des chiens par exemple ? ».

Dernièrement je discutais, avec des collègues, devant la machine à café, du mariage gai. Comme souvent dans ces cas là j’évite soigneusement de m’avancer, et excelle de talent pour orienter le débat sans jamais prendre position, et oui c’est plus pratique. Mais au bout d’un moment, forcément les personnes commençant à franchement se lâcher - ce doit être dans les règles de la conversation - donc tôt ou tard, la controverse survient.

« Non mais t’imagines, on commence comme ça… et pourquoi pas bientôt avec des animaux ! Des chiens par exemple ? ».

Je veux bien rester stoïque, mais faut pas abuser non plus. Ces acolytes là, c’est presque qu’ils ne verraient rien à redire au traitement Iranien de la question, enfin je présume. Mais, avant de continuer plus avant, une question mérite d’être posée : Peut on évoquer le sujet lorsque l’on n’est pas intéressé au premier chef ? D’une autre manière un blond, grand, et aux yeux bleu, peut il prendre position contre le racisme ? C’est compliqué, résolument, mais je vais m’y essayer. D’autant que finalement, l’angle qu’a pris la conversation, s’adresse à tous.

En effet c’est comme si l’acceptation, de ce qui est longtemps resté perçu comme étant au mieux une déviance sexuelle, c’était lentement normalisée, mais par une manière spécifique : la sainte ignorance. Soit PD et tais toi, du genre « les pédés ne me dérangent pas, mais faut pas non plus qu’ils s’embrassent sur les bancs publics ! » (C’est un peu comme les noirs, et le « d’ailleurs, j’ai des amis colorés »). Ou alors à la limite t’as le droit d’être ainsi à la condition que tu m’amuses de stéréotypes éculés. Derrière de grands principes le commun s’adapte mais ne se renie pas.

Là où le sujet devient intéressant, c’est que « la cause gai », si tenté qu’il y en ai une - en tout cas je ne le souhaite pas - se fait plus revendicative, et demande aujourd’hui la possibilité d’avoir des bébés. Et bien oui, ils aiment faire des trucs - que nombre de papas refusent à leurs filles, sauf quand ce sont celles des autres qui le distrait les premiers samedis du mois sur Canal+ - mais ils aimeraient en sus aussi s’occuper de rejeton. Deux papas ou deux mamans, pour s’occuper d’un berceau, certain dirait un chenil, ça interroge son monde en effet, et c’est dur à glisser sous le tapis.

« Et puis s’ils se reproduisent, c’est la vie qu’est menacée ».

Et oui parce qu’alors c’est le fondement même du mariage, et de la société qui se trouve ébranlé. J’ai parfois l’impression, avec force de regrets, que les valeurs qu’on mobilise pour s’opposer à l’union d’un couple homo ne fonctionnent plus du tout, et depuis longtemps. Les chiffres sont là : c’est en effet près 1/3 des mariages qui se soldent par un divorce, on voit aussi le phénomène des mères seules gonfler, et celui des papas aux tâches ménagères se développer, un comble !

Je vous avoue avoir eu quelques nausées pendant cette riche conversation, mais j’ai quand même trouvé des choses stimulantes dans l’argumentaire de cette après midi là. J’entends par là le biais par les valeurs, les débats s'étant en effet cristallisé là-dessus, abandonnant le volet naturaliste (c’est dans les gènes, ce sont des sous hommes ou presque, dieu seul peut les sauver…).


Quand on voit les ravages provoqués par la déstructuration des familles, peut on en effet raisonnablement considérer que deux personnes de même genre parviendront à élever un gamin avec une personnalité équilibrée ?

Personnellement j’en suis intimement persuadé. Et oui, peu importe, je pense, le sexe des parents, l’important est la répartition des rôles dans la cellule familiale ; des tonnes de sociétés fonctionnent de manières différentes de la notre, la place du papa, et réciproquement, pouvant être remplit par un oncle, un ami de la famille, le voisin etc… Tant que tout le monde s'entend bien, je vois pas ce qu'il y a à redire.

La seule chose qui mérite me semble-t-il l’intérêt, c’est plus la dissolution des valeurs. Je ne parle pas de cette entreprise visant à maintenir sous perfusion celle dont on fantasme être les héritiers dépositaires, mais de jalons qui permettent d’orienter ses actions. Jalons, comme je l’évoquais déjà, sont aujourd’hui limités à un hédonisme disproportionné et au culte de l’argent.

Je vous laisse avec ça, sans aucun rapport aucun, mais qui m'a néanmoins donné une furieuse envie de rire!

jeudi 23 juillet 2009

Les goûts et les couleurs

Voila qui n'est pas très original (quoique par rapport aux articles présents sur ce site..) mais aujour'hui, votre "serviteur" vous propose.. une petite revue musicale! Un seul impératif : savoir se servrir un minimum , mais vraiment un minimum, de deezer. Allons y:

Jedi Mind Tricks - Violent by design

Très bon album hip hop, beat envoûtant, phrasé rapide et souvent énervé. Les mélodies proche du mystique parfois compensent les envolées lyriques de nos compères, qui peuvent -parfois- rendre nerveux. A écouter de préférence avec des grosses basses. Mention spéciale pour "Muerte" , "Deer Hunter" et "Heavenly Divine"

http://www-v3.deezer.com/fr/#music/jedi-mind-tricks/violent-by-design-199701

Kap Bambino - Blacklist

Découvert au hasard d'une lecture des inrockuptibles (personne n'est parfait hein), cet album de deux bordelais dans la mouvance post - punk - electro - je ne sais quoi d'autre nous distillent une musique à la croisée d'un punk bien rauque (voir la voix de mademoiselle) et d'un voyage dans les entrailles des machines éléctroniques - à grands renforts de "chimie" j'imagine. Dans le même genre, l'incontournable : Crystal castle (qui eux revendiquent la chimie dans le nom de leur groupe, fortiche)

http://www-v3.deezer.com/fr/#music/kap-bambino/blacklist-311194

22 - 20's -- 22 - 20's

Un peu de rock énervé, très ressemblant aux von bondies. Du bon vieux rock blues de Detroit donc, qui tourne cependant très souvent à la sauce garage. A s'écouter le matin avec un bon café - clope pour rêver à une journée très rock (qui s'avérera en fait très chiante.. mais là n'est pas la question).

http://www-v3.deezer.com/fr/#music/22-20s/22-20s-302238

ainsi que le très bon "lack of communication" des von bondies sus cités

http://www-v3.deezer.com/fr/#music/the-von-bondies/lack-of-communication-127035


C'est tout pour aujourd'hui ! Amochez vous bien les oreilles avec ces "découvertes" musicales (je précise bien, vu la date de sortie déjà lointaine de ces albums)

Gog'

mardi 21 juillet 2009

Réclusion mentale








Salut à toi demoiselle ou mâle fan ou non de hip-hop. La galanterie est un art de vivre, c’est pourquoi je laisse toujours passer les dames d’abord. La femme ne porte pas la burka dans ma philosophie, elle pense et respire librement, elle sort à sa guise, elle a le droit de me refuser un rapport sensuel. Le rap moderne relève-t-il de cette même philosophie, égalitariste, altruiste, voire philanthropique ? En d’autres mots, le rap moderne est-il moderne, au sens humain – et occidental - du terme ?

Du haut de mes 23 printemps, et faute d’une culture générale suffisante, je ne compte ni faire de rétro-encyclo de cet art urbain et prolétaire, devenu planche à billets de l’industrie du disc par un mouvement de démocratisation à rebrousse-poil, Wikipédia est la pour ça. Ni porter de jugement objectif, encore moins scientifique et exhaustif. A chacun sa vérité. Je m’exprime donc en simple amateur, régulièrement interloqué, rarement impressionné, par ce qu’il entend.

C’est qu’il est très difficile d’apprécier la qualité du rap, car, pour faire simple, il se compose de deux ingrédients simples, mais confus. Un bon rap, c’est basiquement une douce mélodie rehaussée d’une grosse Bass à l’ancienne - un bon « Bit » -, combinée à des textes ni haineux ni narcissiques et bien posés - un bon « Flow ». Si l’aspect sonore est souvent correct, la partie texte est malheureusement trop souvent bâclée – c’est d’ailleurs pourquoi, compte tenu d’un piètre niveau d’anglais, j’adore le rap us. Par exemple, le slam est à la mode et le contenu littéraire y est effectivement plus consistant –loin d’être indigeste pour autan – que le hardcore, mais qu’est ce que c’est mou ! A l’inverse, le hardcore est sans doute plus boostant musicalement parlant, mais qu’est qu’ils débitent comme absurdités !

Slam, hardcore, conscient rap, jazz hip-hop, bling bling etc., les sous-genres multiples - et variables - ne font qu’embrouillarder davantage la perception du music addicted. A la manière des USA, berceau du genre, qui opposent East Coast et West Coast, on pourrait dissocier Nord et Sud, Paris et Marseille, Blacks contre Arabes en l’occurrence. Si c’est pour assister à des battles Gueko Vs Soprano ou pire encore La fouine Vs Beretta, je donne ma langue au chat, je ne tiendrai pas un round.

Parlons-en de Beretta tiens ! Rien que son blaze ne colle pas avec l’idée que je me fais de l’art. L’art c’est la vie, pas la mort. Qui plus est, cher Arme à feux italienne, si tu me lis, sache que si tu t’étais appelé « Machette » ou « Sabre », j’eus compris, en dépit d’une phonétique moins bandante comme d’une symbolique moins rassurante. Mais là, Beretta, pardon pour les clichés, mais ça sonne plus Eglise Catholique que Mosquée ! Enfin, pour mettre à mal certaines idées reçues largement véhiculées par les médias et les rappeurs eux-mêmes, il n’y a empiriquement que très peu de vrais calibres (du type Kalachnikov, Famas voire grenades ou encore lances roquettes), dans ce qu’on nomme couramment les « cités » - à des lieux de ladite grecque soi dit en passant. Surtout des grenailles et des armes blanches. Bande de « hagras », vous faites quand même petits bras à côté de la Camorra !

Simplifions nous la vie par une nomenclature maison ternaire, non condescendante et caricaturale.

Ainsi, Seth Gueko, Booba, La Fouine et Bougnoule Smala pour citer de belles raclures à la lyonnaise – spécial dédicace to Tassin Ménival - etc. forment la catégorie des « inconscients illettrés écervelés » Cette liste aurait pu accaparer trop de place si j’avais forcé un peu. No comment, même s’ils font bien marrer ces clowns à moitié forains.

Rhoff, Sefyu, Brasco, Psy 4 de la rime et Sniper pour faire taf-taf, ce serait les « platoniques insipides», c’est déjà mieux.

Enfin, Akhenaton et Kery James, faute de mieux, forment la catégorie des « anciens », ceux que t’as envie de demander sur ton Facebook, ceux qui te mettent vraiment la trik – 69 en force ! pfffff ! - des cabochards qui en ont dans la caboche, pour reprendre un terme « néochromien » - ne m’en voulez pas si j’invente des mots, le sujet s’y prête.

J’en viens à ma vision du rappeur, qui revêt théoriquement plus l’habit d’anthropologue observateur, méthodologie et recul en moins, que le costume jaune du bagnard, fraîchement libéré, la haine dans les veines, non pas ruisselante mais coulant à flots, comme le Ric’ dans nos soirées.

« On s’exprime, excuse nous si chez nous le texte prime ». Cet extrait de la Scred Connexion – de Besbar non pas barbare - révèle un malaise profond au sein même du milieu - comprenons ici le petit monde du rap, non pas la pègre, n’en déplaise à Don Corléone ! Comme pour les autres styles de musique ou la littérature, la valeur purement artistique d’une œuvre peut-elle s’apprécier au succès commercial – entendons ici abrutissement général des masses, visiblement aux goûts de chiottes pour ne pas se taper la tête contre les murs à l’ouïe de certaines mix tapes.

En bons citoyens, bien formatés par les institutions éducatives entre autres, auxquelles je ne reconnais comme seul mérite que de développer un esprit critique pointu et non connivent, le tout sur fond d’esprit de contradiction ne l’oublions pas, nous sommes en droit de nous interroger sur ce que peut ou doit dire un rappeur. Quels thèmes peut-il aborder ? Tous les problèmes sociaux. Exclusion et misère, frustration et hargne qui en découlent, nourrissant une soif intarissable d’oseille - je ne parle évidemment pas du fruit ! - et de reconnaissance. De n’importe quelle manière ? Le nœud du problème est bien là ? Par exemple, Sniper n’aurait-il pas pu dire « la France est vache » en lieu et place de « la France est une garce » ? Cela éviterait le tollé de parlementaires ayant d’autres chattes à fouetter, et par là même toute forme de censure ne faisant que stigmatiser une populace portant déjà les stigmates de la ghettoïsation.

La problématique du verbe choisi, de l’expression employée, par conséquent du signe véhiculé, renvoie à la question de l’essence même du hip-hop. Empreint et relais d’une culture banlieusarde un soupçon violente et indigène – mais pas que - le rappeur ne peut-il user et abuser que d’argot mixé à de l’arabe ou du verlan, de banals jurons accompagnées de propos racistes envers les hôtes colonisateurs et l’intelligentsia? Je ne le pense pas. Car si le rappeur se foule le poignet pour noircir son calepin, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne se foule que rarement le cerveau, souvent déjà bien amoché par les quantités astronomiques de haschich consommées, sois disant sources d’inspiration. Il est vrai que le cannabis n’est pas réputé pour féconder les neurones, il les avorte avant qu’ils ne se régénèrent. Le tout conjugué à une ignorance déconcertante de la langue française - faute de capital culturel pour citer un célèbre Pierre - ainsi qu’à un mode de vie quelque peu primitif où le plus bête et méchant a tendance à l’emporter, cela explique en partie la rareté des textes dépassant les 100 mots de vocabulaire, articles, pronoms personnels, et conjonctions de subordination compris.

Si le MC ne peut se permettre de disséminer la haine et la bêtise mentale, c’est que son statut lui procure d’office un respect qu’il n’est par conséquent contraint de conquérir sur le même terrain, avec le même vocabulaire et les mêmes mimiques. Son rôle d’éducateur, il l’a souvent délaissé dans sa cave, abandonné à une épaisse et opaque couche de poussière puante de sperme. N’est ce pas Seth ? Attaque à coup de patates, je riposterai à l’encre de Chine sans rechigner. Kery le repenti dénature-t-il son art en censurant volontairement certaines palabres type « nique ta mère », les remplaçant par des formules plus audibles ; en troquant les traditionnels angles d’approche d’une pauvreté innée et subie par les innombrables exemples de réussite oubliés ; en omettant non sans hasard de vilipender l’une des plus belles république au monde ? Ne lui rend-t-il pas plutôt ses lettres de noblesse ?

J’aurai du arpenter des chemins moins grisants, par une critique positive du bon rap, mais j’eus été hors-blog à défaut d’être HS.

Certes, "la critique est facile, l’art est difficile". Mais à quand le véritable « retour du rap français », si l’on peut parler d’un retour ?

dimanche 19 juillet 2009

Mon avenir, entre kebabs bios et Claude Levi Strauss.











Bon les votes sont terminés, et le résultat du sondage est comme vous pouvez le constater, sans appel ; vous êtes une majorité à penser que je ne ferai pas de choix responsable, mais vais bien plutôt m’investir avec ardeur dans une période de glandage, si tenter que ça n’est jamais été autrement. J’ai donc tout naturellement souhaité vous faire un retour, je vais en supplément vous en délivrer un petit commentaire ; commençons par une petite définition :

« L'adolescence est une phase de la vie humaine de transition entre l’enfance et l’âge adulte. L'adolescence est une période longue dans les sociétés où l'acquisition d'autonomie est tardive : une scolarité longue retardant l'entrée dans la vie active ».

Donc selon l’encyclopédie wikipédia, équivalent de la bibliothèque pour tous bons étudiants de premières années, forcément fumistes s’il se respecte ; devenir un adulte imposerai de se lancer dans la vie active, c'est-à-dire de chercher un job, de penser à faire quelques choses d’utiles de son PEL, entre autre. Ok j’ai plus d’argent dessus depuis une plombe, mais ça n’élude pas la question qui va nous occuper au cours de ces lignes ; à partir de quand devient-on un adulte ?

Et bien j’ai envie de dire, quand on veut. J’ai croisé des gamins, dont on croirait que la vie s’acharnent contre eux, qui étaient bien plus matures que quantité de gogoles prétentieux, fan de joujou High Tech et de berlines de luxe.

Parce ce que être adulte c’est d’abord se confronter à l’adversité. Dans ce cas là, je l'avoue, je ne devrai pas en mener large avec mon ambition de m’engager comme serveur dans un bar, puis le reste du temps comme buveur de bière et autres substances anisées. Sauf que pour moi l’école c’est vraiment fini, et j’ai envie de vivre, pas de travailler; enfin pas tout de suite.

Et oui. Je me vois plutôt faire un bon break, et pourquoi pas, respirer un peu l’air grisant d’autres continents. Franchement en l’état actuel, mon environnement m’ennuie. Certes une célèbre vidéo internet conseillait de s’enticher d’une bonne brune et d’une non moins aussi bonne mousse, plutôt que de râler, et d’ainsi faire le deuil d’aspirations plus absolues.

Et ça, ça me fait penser à un papier que je lisais dans Le Monde décrivant une jeunesse allemande tous entière travaillée par un hédonisme franchement dans l’air du temps : « l’engagement politique est bien rare, on parle peu de politique, car tout le monde est d’accord sur tout, Obama est quelqu’un de bien, Berlusconi un problème et la chancelière Angela fait du bon boulot ». Le constat est classique mais toujours aussi désolant, en tout cas pour moi.

En effet, si je rejoins l’objectif bourgeois de me réaliser individuellement, je ne suis pas prêt à me satisfaire des seules préoccupations qui restent, c'est-à-dire les engagements en faveur de la vertitudes, ou de faire de l’argent.

Entre manger des kebabs bios et amasser du pécule, j’ai fait mon choix, ce sera les vacances et les voyages. Je vous laisse donc payer l’addition au grec qui a voté Europe Ecologie, moi, j’ai des visas à faire. Car comme disait, un peu près, un grand anthropologue français, partir en voyage ce n’est pas tant aller à la découverte des autres, que de partir à la recherche de soi même ; et quelle confrontation ça promet !

samedi 18 juillet 2009

Arrogance

Vingt Heures et quelques minutes. Ce poison jaune comme la pisse traîne dans mon sang depuis quelques heures déjà. Tout seul, rien à faire, si ce n’est remuer les démons déjà bien usités. Envie de violence ce soir. Laquelle, je n’en ai foutrement aucune idée. Envie de casser quelque chose, de jeter un truc, de me libérer de ces pulsions malsaines. J’arpente la rue comme un chien enragé, la langue pendue, sans but, les yeux hagards et le teint livide. Autour de moi, les lumières se mélangent, des ombres s’agitent, triste tableau d’une mauvaise nuit où j’aurais toujours à cœur de me demander si c’est moi ou la petite populace trop convenue qui déconne. Comme une envie de cracher sur deux ou trois connards, de pisser sur l’establishment de ma ville, de ma nation. Personne pour dénoncer ce qui paraît pourtant intolérable. Idée bien trop haute de ce que devrait être un endroit convivial, juste et sûrement pas surfait à ce point là. La nuit, comme la synthèse de tout ce que l’on a de moins avouable. Schizophrénie organisée et assumée. La ville déraille, s’électrise, vomit ses sales tripes ; dégorge le gras qu’elle a ingurgité en trop grande quantité. Tant d’âmes et si peu de rencontres honnêtes, l’alcool comme ciment éphémère d’individualistes en quête d’une reconnaissance de leurs petites personnes.

Je marche, toujours, le pas n’est plus assuré. Mon corps ne suit plus mes pensées, à moins que ce soit l’inverse. Je cours à ma perte, je me convaincs que c’est encore moi qui ai raison. Que les connards qui s’agitent à côté de moi n’ont pas compris l’essence de la vie ; être juste, ne jamais tricher. J’en ai mal à la tête, ce n’est pas moi, ce n’est pas l’alcool, c’est la ville. Trop facile de tout lui recracher en pleine face ; à celle a qui l’on a rêvée comme autrefois à la tour de Babel. Comme l’histoire nous l’a appris et se répète, il serait bien trop orgueilleux de croire qu’ici bas on parle tous la même langue.


Il est trop tard, ça ne sert à rien de s’en soucier toute la nuit. Nul n’est prophète en son pays. Je ne suis de toute façon pas assez humble pour être sage. Je rentre chez moi tant bien que mal, écorché une fois n’est pas coutume par le cynisme citadin. J’irais encore ce soir cracher mon sale alcool et mes idées d’un autre âge dans mon sommeil ; peut être mon inconscient me permettra t – il d’y croire, dans sa relative bonté, l’espace d’une nuit.


Gog'

vendredi 17 juillet 2009

Erections mentales (1)


Ou le plaisir simple qui prend par surprise. Je ne veux pas parler des "plaisirs minuscules" de Philippe Delerm (dont le plus minuscule des plaisirs est d'avoir eu un fils, Vincent!), même si la première gorgée de bière procure toujours un surprenant et agréable effet; les plaisirs de P. Delerm (écosser des petits pois et aller chercher le pain) sont: soit passés de mode, soit on est trop jeunes pour comprendre. Petit plaisir pour petit article.
Une érection mentale donc (qui peut très bien coincider avec une érection "tout court", si je peux me permettre la formule), c'est ça par exemple:
Le réveil sonne à 6h45, 10 min de rab'. Il sonne à 6h55, 7 min de rab'. Tu fais de la résistance contre le temps qui coule, fatale, inflexible, intolérant même, pendant une demi heure, dans un sommeil foireux, où tu rêves à moitié de la journée pourrie qui t'attend, jusqu'à ce que le dernier réveil (7h15) t'oblige à désactiver l'alarme de ton téléphone. Et sur le téléphone, écrit: "Dimanche". Là tu lui mets dans le cul bien profond, au temps, avec ton érection matinale qui reprend du coup un peu de vigueur. Grasse mat'-branlette, c'est mieux que métro-boulot, le dimanche.

Pierrax

jeudi 16 juillet 2009

De l'art de râler

Cher lecteur, prépare toi à subir cet article sans but et hautement introspectif à la manière d'une bonne branlette intelectuelle. Le ton est donné . Il se trouve que depuis quelques jours, je n'écris plus rien sur ce blog dont le projet - pour autant qu'il y'en ait un, clair- me plaît pourtant. Pourquoi je n'écris rien, donc. Eh bien, au vu de ce qui se passe dans ma vie, j'aurais un peu honte d'en faire des dizaines de lignes : raconter la dernière cuite au ricard ? La rédaction d'un mémoire par 30°c? La perspective d'un été les poches vides et les bourses pleines (aha) ? Hum. Effectivement, nous nous sommes sûrement déjà épanchés sur ces sujets dans les quelques articles précédents.
Etant donc davantage en prise avec mon avenir plutôt qu'avec mes pensées les plus profondes, j'ai malgré tout remarqué que facebook - puisque il s'agit dans cet article de parler de sa vie- était , si on ne le savait pas encore, un étalage de sa carrure sociale : études, amis, centres d'intérêt, photos de vacances à St Trop ou même vacances toute l'année (la vie sauce disney en somme). Bien sûr, les "meilleurs" d'entre nous ont sû faire montre d'une certaine pudeur, ou du moins prendre un certain recul par rapport à leurs convictions politiques, religieuses, pour finalement exploiter l'aspect le plus intéressant du phénomène : le F.U.N. D'autres non : Vas y que je t'affiche HEC Paris en gros, avec les beaux stages effectués dans des banques à Londres et à Francfurt, plus une révélation : cet homme ne quitte jamais son constume trois pièces, même l'été, même en vacances. Un autre contact affiche fièrement milles amis au compteur, nous fait part de son engagement catholique et relate ses expériences en Inde pour le moins teintées d'un soupçon de colonialisme acerbe( "Les enfants mendiant dans la rue étaient sales - ils me faisaient pitié" ou "Acheter un appartement à Bombay"). Enfin, d'autres ne le font pas vraiment exprès : à en croire leurs photos, leur vie est un conte de fées permanent : Malte, Paris, Londres, Congo, Ski, etc. dans la même année. C'est le jeu, comme on se plaît à si bien le dire.
Je me dis parfois que je ne risque pas de travailler 60h par semaine ni de jouer au golf le week end en concluant des contrats, et vu mon potentiel trou de balle à ce jour suffisament exploité, c'est peut être pas plus mal.

Gog'

mercredi 15 juillet 2009

Johnny Hallyday en concert pour la fête du 14 juillet, et en mieux qu’au Zénith.

Hier, je n’ai pu me rendre au concert de Johnny Hallyday, donc, et je vous le dis direct, ne comptez pas sur moi pour vous parler de sa prestation de merde.

Mais, en ce grand jour national, j’ai quand même réussi à dormir devant le défilé militaire du matin. N’empêche que rater la Star du Rock’n’Roll, ça m’a franchement attristé. Et ouais.

Parce que moi, quand on me dit que Le Ministère de la Culture investit 1,9 millions d’€ dans un évènement, c’est que c’est forcément pour contribuer au rayonnement de - 14 juillet oblige - la nation française. C’est sûr qu’avec ce genre de dépenses c’est l’exception culturelle qui s’en trouve affirmée, la voix de la France dans « le concert des nations » qui s’en trouve renforcée. Avec cette personnalité peu « clivante » comme disent les spécialistes en marketing, au moins deux choses sont sûres : les Bofs de Navarre ont dû bien rêver hier soir, les autres avoir grand mépris pour ce bas peuple.

Tient ces bofs justement, et si on commençait par tenter de les définir ? Un peu comme les cons, on pourrait dire qu’on est toujours le bof de quelqu’un d’autre, à cette exception près, qu’un bof intellectuel sera qualifié de personne « qui réfléchit trop ». En même temps, trop réfléchir, je prends plutôt ça pour un compliment, donc merci.

Paraît-il que ce public s’est d’ailleurs déplacé en nombre, pas moins d’un million de badauds dans les rues hier, score historique! Après, je suis aussi d’accord avec le fait que tout le monde a le droit de bénéficier d’un programme culturel correspondant à ses « goûts de classe », mais pourquoi financer une daube pareil sur les crédits de l’Etat ? Si Delanoé, veux faire swinguer son monde sous la Tour Effel, il a qu'à payer avec l’argent des parisiens. Sauf qu’en vérité c’est sûrement Sarkozy, illustre représentant de la bofitude, qui a souhaité que son pote aille transpirer et faire du bruit avant le feu d’artifice national. Non mais quels nazes ces deux là. Il faut entendre par-là, pour ceux pour qui ce ne serait pas encore suffisamment clair, que j’ai le plus grand mépris pour eux.

Et en même temps, cet état de fait me chagrine aussi énormément.

En effet, ayant des goûts que foultitude qualifierait de chiant, je me révolte aussi contre les tarifs délirants des opéras; subventionnés eux aussi sur des fonds publics, mais fréquentés - ou en tout cas compris, par cette minorité de personnes qui prennent leurs yachts pour partir en vacance - ou qui s’alimentent bio – ou encore beaucoup plus rare - qui font-les deux en même temps.

Mince alors entre Johnny Hallyday ; et l’élitisme de la culture classique, festival d’Avignon en tête ; on ne pourrait pas trouver une formule où chacun se verrait contenté ? Une sorte de Star Ship Trooper décliné à toutes les sauces ? Je viens sans doute d’en choquer certains mais je trouve que ce film est cultissime, et pour cette raison simple : A l’intérieur, on a à boire et à manger. Entendez par-là des effets spéciaux, et de l’action, mais aussi une critique, somme toute relative, mais bien réelle, de l’engagement militaire et de la rhétorique belliciste qui l’accompagne immanquablement. Le spectre est large, nombreux sont ceux qui peuvent y trouver leur compte, s’amuser et/ou être stimulé. On est donc dans ce cas à milles lieux de Johnny ce nul, commerçant de disque dépourvu de talent.

C’est finalement le projet incroyable de faire société, dans toutes ses composantes, dont je parle ici. L'idée qu'il serait parfois sympa de simplement se retrouver de temps en temps autour de quelque chose de commun, et tant que ce n’est pas dans la haine des autres, je me fous de savoir quoi précisément. Avoir ce genre de pensées, je soutiens que ce n'est pas absurde un lendemain de 14 juillet; date de plus à ne plus avoir aucun sens aujourd’hui, et ce même pour les racistes.

Enfin, je rêve sans doute un peu, et je me contenterai alors de penser à ceux qui n’en ont pas, eux, de nation.

samedi 11 juillet 2009

La sncf et mon week-end.

Mes amis je constate que nous vous avons bien assez abreuvés, ces derniers temps, d’articles aussi noirs que rageurs, et qu’il est temps de se rafraîchir les pensées, ou pas. on verra. Je vous propose donc aujourd’hui un sujet en phase avec la période, je veux parler du pont du 14 juillet. Youpi !

Etant stagiaire, ne dépendant donc pas du droit de travail, je n’ai droit à aucun jour de congé. Bon, c’est le jeu, mes chiefs m’ont cependant dans un élan de pure bonté ; gracieusement offert le lundi 13, offre qui me permet de me joindre au flot des vacanciers, en tout cas le temps d’un week end prolongé. Et ça c’est bien. Je décide donc d’en profiter, destination région lyonnaise, pour rendre visite aux bailleurs de fond de ma vie étudiante, et ce depuis pas mal de temps, qui sont accessoirement aussi mes géniteurs.

Je me rends donc sur le site le plus visité du pays, pour réserver un train ; site qui dysfonctionne singulièrement et régulièrement bien. Heureux comme tout je me lance donc à la recherche du sésame, un billet !

En même temps, je suis pas débile : période estivale, pont du 14, les ingrédients sont là, il va sûrement falloir aligner les pépettes. Oui sauf que là ça ressemble plus à du vol organisé qu’à l’achat d’un service. Non mais quels escrocs ces mecs en bleu ! Certes les nouveaux costumes sont très chics, le travail du créateur de mode est remarquable, mais je vois pas bien en quoi ça m’aide à me déplacer d’un point A à un point B. Oui, parce que si la SNCF team est bien sapé, elle n’accepte cependant de m’attribuer un siège, pour emmener mon joli popotin à Lyon qu’en échange de 86€, soit plus de la moitié de mon indemnité de stage allé retour. Et ça, c’est avec la carte 12/25. Moyen.

On aurait cependant tort de ne voir là que l’expression de ma râlerie. Non, c’est l’expression de ma déception ; j’appartient en effet à la catégorie des forces conservatrices gauchisantes, et ne peut m’empêcher de déplorer l’introduction des logiques de marché dans la tarification SNCF. Derrière ce que je décrit se trouve une idée simple, pour augmenter la rentabilité d’un train, on ajuste son prix en fonction de la demande, c’est astucieux et vieux comme le monde.

On pourrait alors se dire que le problème là dedans c’est que la SNCF profite d’une situation de monopole, le compte en banque à sec, les alternatives restantes étant soit de rester à la maison, ou de prendre le vélo, ou de faire du stop, ou encore du covoiturage.

Mais je ne pense pas finalement. Dans le fond ce serait trop simple et me semble-t-il se tromper. Cet état de fait favorise finalement la privatisation complète, serpent de mer français. Laissons d’abord agir cette pédagogie de la haine, la concurrence n’ayant pas bonne presse dans nos contrés. Une fois le comportement monopolistique de la sncf affirmé et à l’évidence délestées de toutes ses valeurs fondatrices d’intérêt générale. Le résultat est alors que ne subsiste qu’une entreprise au comportement détestable, usant des pires travers des deux systèmes.

Dans le fond je comprend pas l’absurdité de la privatisation ; enfin mince, nos entreprises nationales, elles fonctionnent plutôt pas si mal, je pense à EDF ou à la Poste. Mais là encore se fait jour les mêmes logiques délirantes déjà décrites, recherche de la rentabilité et monopole. Une farce en effet : la Poste pour permettre d’augmenter ses délais d’acheminement du courrier de 1 à 2 jours, nous a récemment mobilisé l’argument de son coût en CO2 ; elle a bon dos la planète, et l’anecdote symbolise bien le changement de logique : plutôt que d’améliorer le services à ses usagers, devenus entre temps des clients, on réduit les coûts, histoire d’augmenter ses bénéfices.

Enfin je vous laisse, je suis quand même parvenu à être en vacance, et j’ai des choses à faire. Un bon week-end à vous !

mardi 7 juillet 2009

B.O.R.D.E.R.L.I.N.E
















Soit : ligne de démarcation, ou border : frontière en anglais. Mais aussi, à l'heure du franglais, une expression que nous aimons bien sur ce site. A savoir : être borderline, c'est être en quelque sorte un peu limite, choquant, ou exagéré dans certaines actions ou pensée. Ou bien, pour reprendre l'idée de frontière, avoir un pied de chaque côté, être en quelque sorte en transgression. Je ne penses pas me tromper en affirmant que toutes les personnes constituant notre petite équipe ont déjà été "borderline", ou du moins pour certains possèdent un capital borderline correct, pour reprendre à ma guise les théories de ce cher Pierre Bourdieu, canonisé depuis tout ce temps . Aussi anodin qu'il puisse paraître, ce mot constitue en fait un indicateur tout à fait indispensable dans le jugement de nous mêmes et des autres. Par exemple, boire à outrance c'est à peu près normal, quoique. Mais, boire à outrance et se battre ou casser du "mobilier urbain", c'est borderline. Finalement cette notion dépendra de l'appréciation et de la tolérance de chacun, un peu comme les frontières : voire à cet égard la corée du nord, qui elle est borderline dans tous les sens du terme.
Autre exemple : un type prends un flingue et, comme une envie de pisser, se fait un petit "stand de tir" grandeur nature, dans la rue. Ok, il est borderline. Mais la borderlinie, outre certains cas ,peut aussi faire rire : il n'y a pas plus tard que quelques jours, je me rends en bus dans un lieu inconnu. Un type me demande une clope, je lui demande mon chemin (échange de bons procédés) : "Alors , tu longes le mur, et si tu arrives au bout et qu'une chinoise à poil te propose un verre de saké, alors là tu las baises et c'est jackpot mon petit". Bien ! Ce type est il borderline ou a t - il beaucoup d'humour ? Quoi qu'il en soit, n'ignorons pas le potentiel de chacun en la matière : faire un tour dans le centre des affaires de Londres se révèle être un très joli parcours touristique dans ce monde fleuri. Costard impeccable le matin, coke à midi, pintes le soir et éventuellement (voir santé économique cru 2009) défenestration ou balle dans le crâne.
Bref , il faut croire que dans les méandres de nos esprits -un peu de psychologie de comptoir pour se faire plaisir- nous sommes tous un peu des... clandestins.

Gog'

lundi 6 juillet 2009

Torchons et serviettes

Eu égard à la grande majorité des papiers sur ce site, vous aurez certainement remarqué que les « filles » tiennent une place prépondérant dans nos pensées vaguement désenchantées. Parlons en. Comme le relatait mon acolyte, nous restons avant tout des instinctifs attirés par la « belle fille ». Des filles comme il n’y en a pas tous les jours, non. LA belle fille, celle qui nous fait perdre la raison, ou en fait le fil de notre vie bien réglée – qu’on s’échine à régler comme du papier à musique avant de constater que ça ne marche pas. Certains aiment les belles voitures avec des chevaux en veux tu en voilà sous le capot (concours de bites ?), d’autres les belles baraques avec piscine et trente salles de bains ; d’autre le fric, et la liste est longue. Et enfin, la fameuse jolie fille (dont les personnes citées auparavant ne cracheraient pas dessus – quoique, question de sens). J’espère ne pas être porteur d’un discours profondément machiste en disant que ces filles là sont –les pauvres- victimes de leur succès presque inné. Oui, toute la famille et les gens dans la rue qui s’exclament, et ce dès son plus jeune âge, « Oh qu’elle est mignonne ». Mademoiselle grandit et à sa décharge se pare de certains atouts qu’on ne manquera pas d’oublier, au détour d’un regard dans la rue. Et les ennuis commencent : où est le défi quand on peut avoir presque tout le monde ,jeux de regards et sourire en bandoulière? Quel challenge quand trente six mecs te mangent dans la main ? Aucun. Alors, autant chercher la complication : à savoir,ceux qui s’en foutent.
La poussière aux yeux. C’est ce qu’une belle fille m’inspire ; et de ma (courte) carrière je n’en ai pas rencontré beaucoup pour me contredire. De même qu’une Ferrari - excusez la comparaison empreinte de beaufitude – n’est que très peu fonctionnelle dans un environnement citadin ; il en va ainsi pour la belle fille. Pourtant, on a beau le savoir, à chaque fois on retombe dans le panneau et ce pour des raisons plus ou moins avouables. Dans l’espoir d’entrevoir les bijoux de mademoiselle et de se dire qu’on a pas forcément un code génétique programmé uniquement pour ça.

D’avance mes excuses pour la communauté féminine, si tant est qu’il y en ait une qui s’aventure sur ce site fleurant bon l’excès d’hormones.

Gog’