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mercredi 14 octobre 2009

De l'art d'être hype

De la même manière que l'on fait la meilleure soupe dans les vieux pots , la hype moderne ne saurait l'être sans une certaine connaissance - ou utilisation outrancière et peu documentée - de références mettant tout le petit monde d'accord. Ainsi, commençons par une citation d'Ingmar Bergman : "Aucun art ne traverse, comme le cinéma, directement notre conscience diurne pour toucher à nos sentiments, au fond de la chambre crépusculaire de notre âme". Bergman était cinéaste , je n'ai vu absolument aucun de ses films ; néanmoins Télérama et les Inrocks semblent m'indiquer que c'est un grand cinéaste (info recroisée grâce à Wikipédia). Bref, utiliser cette phrase en société, si possible devant un certain nombre de personnes, me permet assurément de me gausser de ma culture, quand bien même celle ci serait davantage wikipediesque que le fruit d'un travail de rat de bibliothèque. Infiltrer les réseaux de la "hype moderne" suppose généralement d'aspirer à en être, ou d'en faire déjà partie. Cette catégorie - à mon goût subtile - ne saurait intégrer que les meilleurs d'entre nous qui : regardent Canal+, portent des chemises à carreaux (à quelques nuances près , les mêmes qu'il y a 20 ans), lisent le Monde, écoutent de la musique "chimique", possèdent un i-phone, connaissent sur le bout des doigts leur cinéma français 60's - 70's ou font semblant; parmi d'autres. Mais, là ou les choses se corsent, c'est que des objets nettement plus banaux peuvent eux aussi être "hype" : j'ai rappelé le à ce titre le port de la chemise à carreaux, mais ressortir le portemonnaie vintage malgré lui de sa grand mère n'est pas sans intérêt. Ainsi , dans l'art de faire du neuf avec du vieux - et l'on pourrant multiplier les exemples à l'envi - réside aussi la construction de sa propre hype. Vous pourrez, à ce stade, m'objecter que "hype" peut s'apparenter à "bobo" : que nenni ! Le hype est bien dans l'air du temps , et à compris que le Mc Do reste le sommet de la hype , à la différence du bio et du café équitable, pour ne citer qu'eux. Au final , le hype présente un quadruple intérêt : Impressioner le quidam , s'impressionner soi même en retour , faire partie de la "famille" (si les francs maçons se "grattent" la main discrètement quand ils se reconnaissent, la tribu des hype échange et teste les connaissances de chacun tout en subtilité), et ma foi, trouver une "hypette". C'est ici que le bât blesse : la hypette préfère généralement se faire débarouiller par un malpropre plutôt que d'entendre Jean Eudes s'épancher la crise de l'existentialisme qu'il a remarqué dans le bouquin "sous acide" de Gilles Deleuze.

jeudi 13 août 2009

L'opium du peuple


Deuxième article cette semaine, inutile de préciser que je suis chaud comme une baraque à frites - expression n'ayant pas eu le succès qu'elle mérite par ailleurs. Bref, je ne sais pas pourquoi mais j'ai envie de parler de ce bon Z.Z, non pas Zorro, Zinedine Zidane. Non je ne regarde pas juste les matchs de la France et ne clame pas à qui veut l'entendre que "Messi est le meilleur joueur du monde, t'a vu ces dribbles?" après voir vu le premier match de Barcelone - il faut bien avouer que c'était très hype cette année de supporter Barcelone. Donc , le phénomène Zizou (que tout le monde appelerait Yaz' en fait, zizou étant une co - construction journalistico - supporter; enfin comme on n'est pas sur wikipedia je me dispenserais de citer "la source"). Bref, 10 après les "rêves" Blacks - Blancs - Beurs de France 98, qui ne sont pas sans rappeler les lendemains gueules de bois de la marche des beurs de 83... hum je m'écarte du sujet là. Reprenons. Donc, 10 ans après la victoire française (cocorico) en coupe du monde; et les souvenirs émus de minot alors collectionneur de vignettes Panini en voiture a 23h avec le privilège d'appuyer sur le klaxon pour fêter la victoire, je regarde toujours avec plaisir les vidéos relatant les gestes techniques de super Z., et puis comme youtube nous le permet désormais, je regarde l'ensemble de sa carrière . Le personnage m'intrigue toujours autant. Non pour sa passion et ses souvenirs émus d'un bon fanta orange - après 20 bonnes minutes de recherche je n'arrive pas à retrouver cette vidéo ou l'homme "à la retraite" se rappelle avec les yeux qui brillent des ses matchs gamins et de la bonne boisson gazeuse qui l'attendait. Donc Zidane, joueur à l'ancienne comme on n'en fera certainement plus, conduite de balle et contrôles, dribbles simples et foutrement efficaces (ce qui n'est pas une sinécure à l'heure des gris - gris inutile du footballeur vaguement métrosexuel), vision du jeu, collectif. Une carrière à l'ancienne, les échelons gravis pas à pas, du modest centre de formation au moyen, puis bon club de Ligue 1, une montée en puissance du côté transalpin à l'enseigne de "la vieille dame", et enfin l'apothéose en terrain madrilène. Ce qui est riche d'enseignement à l'heure de la génération MSN et de ces gosses à peine sortis de la puberté qui grillent les étapes. Puis, les deux phases de Zidane: "le dieu" en 98, en exagérant à peine, référence aux fameux coups de têtes à deux reprises - "et dieu, dans les airs, surplombait l'humain faible et impuissant". La deuxième, "le sauveur" en 2006, le retour du messie donc (« En France, tout le monde réalise que Dieu existe et qu'il est de retour en équipe de France » Thierry Henry). Un Zidane biblique donc. La suite on la connaît, Zidane n'est pas Dieu finalement, il craque et se décrispe un peu les nerfs contre le premier venu. Pas de quoi en faire un Judas, même le président s'y met et cannonise - si besoin était - le pécheur en le lavant de toute culpabilité. Quelques mois passent et effectivement, l'humain Zidane fait les frais de la fin de l'omerta. Zidane fume, trompe sa femme, est un requin dans les affaires, bla bla bla. Plutôt que de s'attarder sur ces papiers torchons et ces mauvais coups de pub, on retiendra les coups d'éclats, les coups de sang aussi (jouissifs), les heures de vidéos en gardant bien à l'esprit que si le foot elevé au rang de religion était l'opium du peuple, Zidane n'était pas loin d'en être son Dieu. ce qui est tout de même notable dans une vie.


Gog'

Y'a bon le tourisme.


Pression sociale. Ere 2.0. Faut pas mettre n'importe quoi sur son petit profil face', faut avoir les dents blanches et le teint frais pour un possible futur employeur. Faut pas égratigner les croyances des cousins - cousines qui pensent que l'enfant du pays est restée à l'eau claire et aux goûters nutella depuis la dernière après midi digne de ce nom, y'a 10 ans déjà. Pour ma part, je me contenterais de ne pas aligner trop de photos de soirées alcool et ce dans un double but : me persuader que je fais des choses plus intéressantes dans la vie et persuader les autres, dont les fameux cousins qui travaillent déjà depuis belle lurette que je ne suis pas juste un sac à alcool. Bah ouais, on a beau jeu de faire les malins à critiquer tout ça, on est déjà dedans depuis un certain temps. Tiens et puis ça fait longtemps que je n'ai pas écrit un article pour faire ce que je sais le mieux faire : ronchonner. Tiens maintenant j'ai envie de voyager aussi, ronchonner a 6000 bornes de chez soi, c'est bien français déjà, et puis faut faire profiter la planète de ses états d'âme, et pas qu'en 2.0. Hm. Loin de l'idée rimbaldienne (si si) du voyage, j'aimerais quand même me brûler un peu les ailes pour me sentir vivre autrement que par procuration, à savoir mater des culs dans le métro (sans pour autant me risquer à ce que mes mains dépassent mon esprit), scruter les gesticulations des mes stars préférées, ou rouiller sur le net et voyager à peu de frais : faut juste un peu d'imagination et quelques photos - c'est comme les films de culs hein. En parlant de films de culs et de voyage, et n'oubliant pas que chacun voit midi à sa porte, j'ai le souvenir d'un olibrius croisé lors d'une de mes pérégrinations prolongées au pays ou il ne fait jamais jour en hiver, j'ai nommé l'Angleterre, et puis comme je suis un peu original c'était à Londres. Bref, l'homme en question approche la quarantaine et vit en auberge de jeunesse, pas de femme ni d'enfants, chômage prolongé. Normal me direz vous, bref. Voyageur dans l'âme en tout cas (et un peu dans le pantalon aussi) puisque le carnet de voyage de monsieur comprennait la Thaïlande ("qu'il connait très bien"), les désormais classiques pays de l'est, et prochainement le Brésil ou la Colombie qui, paraît il, sont à la mode; puis ça fait du bien de changer un peu de couleur de peau, on sait jamais peut être que ça peut être un peu exotique en dessous de la ceinture. Bref, voyager pour aller aux putes, voilà un credo qui me dépasse un peu. Comme je l'ai souvent dit, et d'ailleurs je le dis trop, nul n'est prophète en son pays; et si le voyage implique d'aller vers l'autre et de "goûter" un peu hors des circuits touristiques, j'aimerais bien que le mien m'apporte un peu plus que quelques misérables gesticulations pubiennes qui à mon avis ne sont ni plus ni moins une reproduction dominant - dominé, esprit anciennes colonies ("ah ce qu'on est beau quand on est français en Thaïlande; incroyable hein. Les françaises elles avaient pas compris en fait je suis le roi du pétrole ici. Des vrais femmes je vous dis"). Ah désolé pour les termes un peu socio - je m'astique, je fais un mémoire en ce moment. Bref, puisque je voyage plutôt entre mon bureau et la cuisine en ce moment, rien ne m'empêche de rêver que je voyagerais dans un peu plus d'un an entre deux sommets de la cordillère des Andes. L'Amérique du Sud, ah oui, c'est vrai que c'est à la mode quand même.. mince, l'Australie aussi non ? le Canada également... les pays de l'Est aussi .. non ? l'Afrique, petite mission humanitaire histoire de se laver la conscience ? Hm. La France c'est beau en fait non ? Tiens je vais peut être rester ici alors, me péter des bons ricards au coin de mon bureau en regardant la Grande Vadrouille, pourqoi je n'y ai pas pensé plus tôt ?
Gog'

jeudi 23 juillet 2009

Les goûts et les couleurs

Voila qui n'est pas très original (quoique par rapport aux articles présents sur ce site..) mais aujour'hui, votre "serviteur" vous propose.. une petite revue musicale! Un seul impératif : savoir se servrir un minimum , mais vraiment un minimum, de deezer. Allons y:

Jedi Mind Tricks - Violent by design

Très bon album hip hop, beat envoûtant, phrasé rapide et souvent énervé. Les mélodies proche du mystique parfois compensent les envolées lyriques de nos compères, qui peuvent -parfois- rendre nerveux. A écouter de préférence avec des grosses basses. Mention spéciale pour "Muerte" , "Deer Hunter" et "Heavenly Divine"

http://www-v3.deezer.com/fr/#music/jedi-mind-tricks/violent-by-design-199701

Kap Bambino - Blacklist

Découvert au hasard d'une lecture des inrockuptibles (personne n'est parfait hein), cet album de deux bordelais dans la mouvance post - punk - electro - je ne sais quoi d'autre nous distillent une musique à la croisée d'un punk bien rauque (voir la voix de mademoiselle) et d'un voyage dans les entrailles des machines éléctroniques - à grands renforts de "chimie" j'imagine. Dans le même genre, l'incontournable : Crystal castle (qui eux revendiquent la chimie dans le nom de leur groupe, fortiche)

http://www-v3.deezer.com/fr/#music/kap-bambino/blacklist-311194

22 - 20's -- 22 - 20's

Un peu de rock énervé, très ressemblant aux von bondies. Du bon vieux rock blues de Detroit donc, qui tourne cependant très souvent à la sauce garage. A s'écouter le matin avec un bon café - clope pour rêver à une journée très rock (qui s'avérera en fait très chiante.. mais là n'est pas la question).

http://www-v3.deezer.com/fr/#music/22-20s/22-20s-302238

ainsi que le très bon "lack of communication" des von bondies sus cités

http://www-v3.deezer.com/fr/#music/the-von-bondies/lack-of-communication-127035


C'est tout pour aujourd'hui ! Amochez vous bien les oreilles avec ces "découvertes" musicales (je précise bien, vu la date de sortie déjà lointaine de ces albums)

Gog'

samedi 18 juillet 2009

Arrogance

Vingt Heures et quelques minutes. Ce poison jaune comme la pisse traîne dans mon sang depuis quelques heures déjà. Tout seul, rien à faire, si ce n’est remuer les démons déjà bien usités. Envie de violence ce soir. Laquelle, je n’en ai foutrement aucune idée. Envie de casser quelque chose, de jeter un truc, de me libérer de ces pulsions malsaines. J’arpente la rue comme un chien enragé, la langue pendue, sans but, les yeux hagards et le teint livide. Autour de moi, les lumières se mélangent, des ombres s’agitent, triste tableau d’une mauvaise nuit où j’aurais toujours à cœur de me demander si c’est moi ou la petite populace trop convenue qui déconne. Comme une envie de cracher sur deux ou trois connards, de pisser sur l’establishment de ma ville, de ma nation. Personne pour dénoncer ce qui paraît pourtant intolérable. Idée bien trop haute de ce que devrait être un endroit convivial, juste et sûrement pas surfait à ce point là. La nuit, comme la synthèse de tout ce que l’on a de moins avouable. Schizophrénie organisée et assumée. La ville déraille, s’électrise, vomit ses sales tripes ; dégorge le gras qu’elle a ingurgité en trop grande quantité. Tant d’âmes et si peu de rencontres honnêtes, l’alcool comme ciment éphémère d’individualistes en quête d’une reconnaissance de leurs petites personnes.

Je marche, toujours, le pas n’est plus assuré. Mon corps ne suit plus mes pensées, à moins que ce soit l’inverse. Je cours à ma perte, je me convaincs que c’est encore moi qui ai raison. Que les connards qui s’agitent à côté de moi n’ont pas compris l’essence de la vie ; être juste, ne jamais tricher. J’en ai mal à la tête, ce n’est pas moi, ce n’est pas l’alcool, c’est la ville. Trop facile de tout lui recracher en pleine face ; à celle a qui l’on a rêvée comme autrefois à la tour de Babel. Comme l’histoire nous l’a appris et se répète, il serait bien trop orgueilleux de croire qu’ici bas on parle tous la même langue.


Il est trop tard, ça ne sert à rien de s’en soucier toute la nuit. Nul n’est prophète en son pays. Je ne suis de toute façon pas assez humble pour être sage. Je rentre chez moi tant bien que mal, écorché une fois n’est pas coutume par le cynisme citadin. J’irais encore ce soir cracher mon sale alcool et mes idées d’un autre âge dans mon sommeil ; peut être mon inconscient me permettra t – il d’y croire, dans sa relative bonté, l’espace d’une nuit.


Gog'

jeudi 16 juillet 2009

De l'art de râler

Cher lecteur, prépare toi à subir cet article sans but et hautement introspectif à la manière d'une bonne branlette intelectuelle. Le ton est donné . Il se trouve que depuis quelques jours, je n'écris plus rien sur ce blog dont le projet - pour autant qu'il y'en ait un, clair- me plaît pourtant. Pourquoi je n'écris rien, donc. Eh bien, au vu de ce qui se passe dans ma vie, j'aurais un peu honte d'en faire des dizaines de lignes : raconter la dernière cuite au ricard ? La rédaction d'un mémoire par 30°c? La perspective d'un été les poches vides et les bourses pleines (aha) ? Hum. Effectivement, nous nous sommes sûrement déjà épanchés sur ces sujets dans les quelques articles précédents.
Etant donc davantage en prise avec mon avenir plutôt qu'avec mes pensées les plus profondes, j'ai malgré tout remarqué que facebook - puisque il s'agit dans cet article de parler de sa vie- était , si on ne le savait pas encore, un étalage de sa carrure sociale : études, amis, centres d'intérêt, photos de vacances à St Trop ou même vacances toute l'année (la vie sauce disney en somme). Bien sûr, les "meilleurs" d'entre nous ont sû faire montre d'une certaine pudeur, ou du moins prendre un certain recul par rapport à leurs convictions politiques, religieuses, pour finalement exploiter l'aspect le plus intéressant du phénomène : le F.U.N. D'autres non : Vas y que je t'affiche HEC Paris en gros, avec les beaux stages effectués dans des banques à Londres et à Francfurt, plus une révélation : cet homme ne quitte jamais son constume trois pièces, même l'été, même en vacances. Un autre contact affiche fièrement milles amis au compteur, nous fait part de son engagement catholique et relate ses expériences en Inde pour le moins teintées d'un soupçon de colonialisme acerbe( "Les enfants mendiant dans la rue étaient sales - ils me faisaient pitié" ou "Acheter un appartement à Bombay"). Enfin, d'autres ne le font pas vraiment exprès : à en croire leurs photos, leur vie est un conte de fées permanent : Malte, Paris, Londres, Congo, Ski, etc. dans la même année. C'est le jeu, comme on se plaît à si bien le dire.
Je me dis parfois que je ne risque pas de travailler 60h par semaine ni de jouer au golf le week end en concluant des contrats, et vu mon potentiel trou de balle à ce jour suffisament exploité, c'est peut être pas plus mal.

Gog'

mardi 7 juillet 2009

B.O.R.D.E.R.L.I.N.E
















Soit : ligne de démarcation, ou border : frontière en anglais. Mais aussi, à l'heure du franglais, une expression que nous aimons bien sur ce site. A savoir : être borderline, c'est être en quelque sorte un peu limite, choquant, ou exagéré dans certaines actions ou pensée. Ou bien, pour reprendre l'idée de frontière, avoir un pied de chaque côté, être en quelque sorte en transgression. Je ne penses pas me tromper en affirmant que toutes les personnes constituant notre petite équipe ont déjà été "borderline", ou du moins pour certains possèdent un capital borderline correct, pour reprendre à ma guise les théories de ce cher Pierre Bourdieu, canonisé depuis tout ce temps . Aussi anodin qu'il puisse paraître, ce mot constitue en fait un indicateur tout à fait indispensable dans le jugement de nous mêmes et des autres. Par exemple, boire à outrance c'est à peu près normal, quoique. Mais, boire à outrance et se battre ou casser du "mobilier urbain", c'est borderline. Finalement cette notion dépendra de l'appréciation et de la tolérance de chacun, un peu comme les frontières : voire à cet égard la corée du nord, qui elle est borderline dans tous les sens du terme.
Autre exemple : un type prends un flingue et, comme une envie de pisser, se fait un petit "stand de tir" grandeur nature, dans la rue. Ok, il est borderline. Mais la borderlinie, outre certains cas ,peut aussi faire rire : il n'y a pas plus tard que quelques jours, je me rends en bus dans un lieu inconnu. Un type me demande une clope, je lui demande mon chemin (échange de bons procédés) : "Alors , tu longes le mur, et si tu arrives au bout et qu'une chinoise à poil te propose un verre de saké, alors là tu las baises et c'est jackpot mon petit". Bien ! Ce type est il borderline ou a t - il beaucoup d'humour ? Quoi qu'il en soit, n'ignorons pas le potentiel de chacun en la matière : faire un tour dans le centre des affaires de Londres se révèle être un très joli parcours touristique dans ce monde fleuri. Costard impeccable le matin, coke à midi, pintes le soir et éventuellement (voir santé économique cru 2009) défenestration ou balle dans le crâne.
Bref , il faut croire que dans les méandres de nos esprits -un peu de psychologie de comptoir pour se faire plaisir- nous sommes tous un peu des... clandestins.

Gog'

lundi 6 juillet 2009

Torchons et serviettes

Eu égard à la grande majorité des papiers sur ce site, vous aurez certainement remarqué que les « filles » tiennent une place prépondérant dans nos pensées vaguement désenchantées. Parlons en. Comme le relatait mon acolyte, nous restons avant tout des instinctifs attirés par la « belle fille ». Des filles comme il n’y en a pas tous les jours, non. LA belle fille, celle qui nous fait perdre la raison, ou en fait le fil de notre vie bien réglée – qu’on s’échine à régler comme du papier à musique avant de constater que ça ne marche pas. Certains aiment les belles voitures avec des chevaux en veux tu en voilà sous le capot (concours de bites ?), d’autres les belles baraques avec piscine et trente salles de bains ; d’autre le fric, et la liste est longue. Et enfin, la fameuse jolie fille (dont les personnes citées auparavant ne cracheraient pas dessus – quoique, question de sens). J’espère ne pas être porteur d’un discours profondément machiste en disant que ces filles là sont –les pauvres- victimes de leur succès presque inné. Oui, toute la famille et les gens dans la rue qui s’exclament, et ce dès son plus jeune âge, « Oh qu’elle est mignonne ». Mademoiselle grandit et à sa décharge se pare de certains atouts qu’on ne manquera pas d’oublier, au détour d’un regard dans la rue. Et les ennuis commencent : où est le défi quand on peut avoir presque tout le monde ,jeux de regards et sourire en bandoulière? Quel challenge quand trente six mecs te mangent dans la main ? Aucun. Alors, autant chercher la complication : à savoir,ceux qui s’en foutent.
La poussière aux yeux. C’est ce qu’une belle fille m’inspire ; et de ma (courte) carrière je n’en ai pas rencontré beaucoup pour me contredire. De même qu’une Ferrari - excusez la comparaison empreinte de beaufitude – n’est que très peu fonctionnelle dans un environnement citadin ; il en va ainsi pour la belle fille. Pourtant, on a beau le savoir, à chaque fois on retombe dans le panneau et ce pour des raisons plus ou moins avouables. Dans l’espoir d’entrevoir les bijoux de mademoiselle et de se dire qu’on a pas forcément un code génétique programmé uniquement pour ça.

D’avance mes excuses pour la communauté féminine, si tant est qu’il y en ait une qui s’aventure sur ce site fleurant bon l’excès d’hormones.

Gog’

lundi 29 juin 2009

Saudades..


Joli mot que celui ci.. La « saudade » est un mot portugais que l’on considère intraduisible dans nos chères contrées. On lui prête tellement de sens, mais je n’en retiendrai qu’un : mélange subtil entre nostalgie et bonheur tiré d’une tristesse, en formulant pour l’avenir un vœu plutôt bienveillant et optimiste. C’est en discutant avec un ami habitant le brésil que j’ai découvert son usage. Selon Fernando Pessao, c’est « la poésie du fado ». Selon d’autres, c’est aussi et surtout l’expression d’un sentiment fort lié à un possible mais non acquis retour au pays, ce qu’effectivement je ne suis pas encore à même de comprendre. Bref, quoi qu’il en soit, et aussi étrange que cela puisse paraître, ce mot me parle et j’aime à me dire que je lui parle également. Au regard de nos courtes vies, où nous n’avons pourtant pas trimé dans les champs de coton, nombreuses sont les déceptions et les remises en questions. Il est bien sûr égoïste de ma part de parler comme cela, je devrais donc rectifier pour être plus intègre : au regard de ma courte vie, ou je n’ai pas trimé dans les champs de coton. Voilà c’est dit. En écrivant ce petit texte, je me demande ou il me mène ; ça y’est j’ai trouvé. J’ai écrit quelque chose il y a quelques soirs, et cela ressemble à s’y méprendre à de la saudade (je précise que je n’essaie pas ici de monter un blog d’adolescentes émotives) :


J’ai du écouter cette chanson une dizaine de fois aujourd’hui. « Dance me to the end of love », de Leonard Cohen. Et soudain, une certaine et rare envie d’écrire. Concordant à l’ouverture du fichier (oui vous avez bien entendu, je n’ai pas dit « le moment où je prends la plume ». Drôle d’époque..), mon esprit fait le lien de manière éclaire entre la chanson et mon -court- passé. « Fais moi danser jusqu’à la fin de l’amour ».. cette phrase me paraît encore, des années après, si familière.. Fais moi danser jusqu’à voir ta beauté sur un air de violon se consumant.. cela résonnait tel un souvenir, comme quelque chose de si juste et en apparence si vieux jeu ; jusqu’à ce que je me rappelle -sortez les violons- avoir éprouvé la beauté d’une femme un soir d’avril, au cours d’une danse éclairée par quelque lumière tamisée, mais aussi,et surtout, par des violons que je me forcerais aujourd’hui à trouver larmoyants et résolument kitsch. Nos mains se joignant, nos corps au diapason avec la musique, les pommettes rougissantes et les yeux s’emplissant de larmes : le temps n’existe plus à ce moment précis. Ainsi, rythmé par la musique se lance et s’agite le ruisseau de nos amours, puis sans cesse grandit. Et c’est avoir la mémoire courte que d’oublier que l’on danse encore jusqu’au derniers souffle. Une fois nos amours consumés, la fin proche, une mélodie nous rappela que notre histoire devait finir là ou elle à commencé ; le souvenir de cette étreinte m’est au moins aussi fort que la première ; à la différence que nos pommettes rougissaient de désolation, nos yeux s’emplissaient de larmes de tristesse, et nos corps comprenaient que le désir les emportait ici pour la dernière fois, avant que le courant jette notre tumultueux flot dans la mer, belle et grande inconnue.


Bien sûr, il est fort indécent de s’épancher sur ses petites tristesses quand d’autres se demandent comment manger. Cependant, le désenchantement ambiant qui, bon gré mal gré, m’anime, ne me fera pas oublier ces quelques moments d’éclaircies qui fon(den)t la vie d’un homme ; et dont la « saudade », appelez cela comme vous voulez , semble permettre d’en tirer les plus riches conclusions.


Gog'

samedi 27 juin 2009

Demain c'est loin..



Loin, aussi loin que je m’en souvienne, je crois que je n’ai jamais aimé faire les choses comme tout le monde.Non,trop évident.La vingtaine passée, heureusement pas encore tassée, arrive l’heure des choix. Choisir des études, choisir un mode de vie, choisir ses opinions, « choisir » quelqu’un pour partager sa vie ; ou du moins avoir l’impression de choisir. Je crois avoir emprunté tout ces chemins, non sans volonté ; force est de constater qu’ils ne m’ont pas satisfait. Non pas que je sois resté un adolescent bloqué dans ses contestations « primaires » contre la société, mais j’ai l’impression que quelque chose bloque. C’est sûrement la quête d’une vie d’assumer pleinement ses choix et de bien s’y retrouver. Je comprends bien qu’ici ce n’est pas Disneyland (ou Neverland, sauce trash; pour rester dans l’actualité) ; mais entre baisser son froc et faire des compromis, y’a un monde. Au vu des contraintes sociales et de la peur panique du « marginal » qui m’assaille ; je crois bien que je vais finir comme monsieur tout le monde : un petit boulot qui va m’emmerder de plus en plus, idem pour la femme, des petites vacances à la con, prévues depuis six mois, et tout le bazar. Histoire de participer à mon tour à cette bonne farce. En attendant, j’emprunte les chemins de traverse et, comme dirait l’autre, « La vie c'est bizarre, si tu y penses, ça te déchire le coeur... mais si tu la traverse en zigzaguant, c'est plutôt comique. ». Et chaque soir - je crois bien que je ne mesure pas ma chance - j’aime à me dire naïvement que demain c’est encore loin…


Gog'


Ce blog a une histoire

Ce blog a une histoire. Et quelle histoire serais je tenté de dire.. C’est un beau/sale jour d’été , assis sur un banc d’une place insipide, à regarder passer les demoiselles en devisant avec verve sur la paire de seins de l’une ou les fesses de l’autre, que l’on a finalement décidé de coucher nos pensées - ô combien utiles pour l’humanité – par écrit. La gueule de bois évidemment ; l’air blasé et traversés par des pensées qu’on croyait réservées aux souillons d’à côté , villageoise à la main et amateurs de la place. Bordel, pourquoi on avait rien de mieux à faire que de cracher sur tout ce qui se passe. C’est avoir la mémoire courte que de ne pas se rappeler le ciment de notre amitié : un flacon en verre et comme l’un de nos semblables l’a si bien dit : « Qu’importe le flacon, pourvu qu’il y ait l’ivresse ». A partir de là, tout était possible : le soir, rois du monde, et les lendemains…qui déchantent. Pourquoi tellement d’alcool. Dans le fond, c’est juste une envie de se faire mal pour se sentir vivre (moi,naïf ?) , mais qu’est ce que c’est bon de voir la rue avec trois grammes dans chaque bras.. Et bien en fait -je reprends cette article ou je l’ai laissé il y a trois jours- rectification : voir la rue avec trois grammes dans chaque bras et trois beignes bien senties dans la gueule, c’est peut être pas le rêve qu’on attendait. Après une vraie semaine d’alcoolique – en comptant le petit verre quand ça va pas, hein – et tout cette énergie dépensée à penser à organiser une soirée, à disserter sur celle de la veille, à théoriser sur n’importe quel sujet ; un petit débriefing s’impose. Premier constat intelligent de la semaine : j’ai donc passé cinq jours à brasser du vent. Et on revient toujours au même point, la belle brune, à l’évidence le nœud du problème . Ah oui, j’ai trouvé en chemin pourquoi on picolait autant ; on est des (petits) garçons en manque d’affection. Pas si grave, toute crise d’adolescence a une fin non ?

Gog'