mercredi 14 octobre 2009
De l'art d'être hype
jeudi 13 août 2009
L'opium du peuple
Y'a bon le tourisme.
jeudi 23 juillet 2009
Les goûts et les couleurs
Jedi Mind Tricks - Violent by design
Très bon album hip hop, beat envoûtant, phrasé rapide et souvent énervé. Les mélodies proche du mystique parfois compensent les envolées lyriques de nos compères, qui peuvent -parfois- rendre nerveux. A écouter de préférence avec des grosses basses. Mention spéciale pour "Muerte" , "Deer Hunter" et "Heavenly Divine"
http://www-v3.deezer.com/fr/#music/jedi-mind-tricks/violent-by-design-199701
Kap Bambino - Blacklist
Découvert au hasard d'une lecture des inrockuptibles (personne n'est parfait hein), cet album de deux bordelais dans la mouvance post - punk - electro - je ne sais quoi d'autre nous distillent une musique à la croisée d'un punk bien rauque (voir la voix de mademoiselle) et d'un voyage dans les entrailles des machines éléctroniques - à grands renforts de "chimie" j'imagine. Dans le même genre, l'incontournable : Crystal castle (qui eux revendiquent la chimie dans le nom de leur groupe, fortiche)
http://www-v3.deezer.com/fr/#music/kap-bambino/blacklist-311194
22 - 20's -- 22 - 20's
Un peu de rock énervé, très ressemblant aux von bondies. Du bon vieux rock blues de Detroit donc, qui tourne cependant très souvent à la sauce garage. A s'écouter le matin avec un bon café - clope pour rêver à une journée très rock (qui s'avérera en fait très chiante.. mais là n'est pas la question).
http://www-v3.deezer.com/fr/#music/22-20s/22-20s-302238
ainsi que le très bon "lack of communication" des von bondies sus cités
http://www-v3.deezer.com/fr/#music/the-von-bondies/lack-of-communication-127035
C'est tout pour aujourd'hui ! Amochez vous bien les oreilles avec ces "découvertes" musicales (je précise bien, vu la date de sortie déjà lointaine de ces albums)
Gog'
samedi 18 juillet 2009
Arrogance
Vingt Heures et quelques minutes. Ce poison jaune comme la pisse traîne dans mon sang depuis quelques heures déjà. Tout seul, rien à faire, si ce n’est remuer les démons déjà bien usités. Envie de violence ce soir. Laquelle, je n’en ai foutrement aucune idée. Envie de casser quelque chose, de jeter un truc, de me libérer de ces pulsions malsaines. J’arpente la rue comme un chien enragé, la langue pendue, sans but, les yeux hagards et le teint livide. Autour de moi, les lumières se mélangent, des ombres s’agitent, triste tableau d’une mauvaise nuit où j’aurais toujours à cœur de me demander si c’est moi ou la petite populace trop convenue qui déconne. Comme une envie de cracher sur deux ou trois connards, de pisser sur l’establishment de ma ville, de ma nation. Personne pour dénoncer ce qui paraît pourtant intolérable. Idée bien trop haute de ce que devrait être un endroit convivial, juste et sûrement pas surfait à ce point là. La nuit, comme la synthèse de tout ce que l’on a de moins avouable. Schizophrénie organisée et assumée. La ville déraille, s’électrise, vomit ses sales tripes ; dégorge le gras qu’elle a ingurgité en trop grande quantité. Tant d’âmes et si peu de rencontres honnêtes, l’alcool comme ciment éphémère d’individualistes en quête d’une reconnaissance de leurs petites personnes.Je marche, toujours, le pas n’est plus assuré. Mon corps ne suit plus mes pensées, à moins que ce soit l’inverse. Je cours à ma perte, je me convaincs que c’est encore moi qui ai raison. Que les connards qui s’agitent à côté de moi n’ont pas compris l’essence de la vie ; être juste, ne jamais tricher. J’en ai mal à la tête, ce n’est pas moi, ce n’est pas l’alcool, c’est la ville. Trop facile de tout lui recracher en pleine face ; à celle a qui l’on a rêvée comme autrefois à la tour de Babel. Comme l’histoire nous l’a appris et se répète, il serait bien trop orgueilleux de croire qu’ici bas on parle tous la même langue.
Il est trop tard, ça ne sert à rien de s’en soucier toute la nuit. Nul n’est prophète en son pays. Je ne suis de toute façon pas assez humble pour être sage. Je rentre chez moi tant bien que mal, écorché une fois n’est pas coutume par le cynisme citadin. J’irais encore ce soir cracher mon sale alcool et mes idées d’un autre âge dans mon sommeil ; peut être mon inconscient me permettra t – il d’y croire, dans sa relative bonté, l’espace d’une nuit.
Gog'
jeudi 16 juillet 2009
De l'art de râler
Cher lecteur, prépare toi à subir cet article sans but et hautement introspectif à la manière d'une bonne branlette intelectuelle. Le ton est donné . Il se trouve que depuis quelques jours, je n'écris plus rien sur ce blog dont le projet - pour autant qu'il y'en ait un, clair- me plaît pourtant. Pourquoi je n'écris rien, donc. Eh bien, au vu de ce qui se passe dans ma vie, j'aurais un peu honte d'en faire des dizaines de lignes : raconter la dernière cuite au ricard ? La rédaction d'un mémoire par 30°c? La perspective d'un été les poches vides et les bourses pleines (aha) ? Hum. Effectivement, nous nous sommes sûrement déjà épanchés sur ces sujets dans les quelques articles précédents.Je me dis parfois que je ne risque pas de travailler 60h par semaine ni de jouer au golf le week end en concluant des contrats, et vu mon potentiel trou de balle à ce jour suffisament exploité, c'est peut être pas plus mal.
Gog'
mardi 7 juillet 2009
B.O.R.D.E.R.L.I.N.E

Soit : ligne de démarcation, ou border : frontière en anglais. Mais aussi, à l'heure du franglais, une expression que nous aimons bien sur ce site. A savoir : être borderline, c'est être en quelque sorte un peu limite, choquant, ou exagéré dans certaines actions ou pensée. Ou bien, pour reprendre l'idée de frontière, avoir un pied de chaque côté, être en quelque sorte en transgression. Je ne penses pas me tromper en affirmant que toutes les personnes constituant notre petite équipe ont déjà été "borderline", ou du moins pour certains possèdent un capital borderline correct, pour reprendre à ma guise les théories de ce cher Pierre Bourdieu, canonisé depuis tout ce temps . Aussi anodin qu'il puisse paraître, ce mot constitue en fait un indicateur tout à fait indispensable dans le jugement de nous mêmes et des autres. Par exemple, boire à outrance c'est à peu près normal, quoique. Mais, boire à outrance et se battre ou casser du "mobilier urbain", c'est borderline. Finalement cette notion dépendra de l'appréciation et de la tolérance de chacun, un peu comme les frontières : voire à cet égard la corée du nord, qui elle est borderline dans tous les sens du terme.
Bref , il faut croire que dans les méandres de nos esprits -un peu de psychologie de comptoir pour se faire plaisir- nous sommes tous un peu des... clandestins.
Gog'
lundi 6 juillet 2009
Torchons et serviettes
Eu égard à la grande majorité des papiers sur ce site, vous aurez certainement remarqué que les « filles » tiennent une place prépondérant dans nos pensées vaguement désenchantées. Parlons en. Comme le relatait mon acolyte, nous restons avant tout des instinctifs attirés par la « belle fille ». Des filles comme il n’y en a pas tous les jours, non. LA belle fille, celle qui nous fait perdre la raison, ou en fait le fil de notre vie bien réglée – qu’on s’échine à régler comme du papier à musique avant de constater que ça ne marche pas. Certains aiment les belles voitures avec des chevaux en veux tu en voilà sous le capot (concours de bites ?), d’autres les belles baraques avec piscine et trente salles de bains ; d’autre le fric, et la liste est longue. Et enfin, la fameuse jolie fille (dont les personnes citées auparavant ne cracheraient pas dessus – quoique, question de sens). J’espère ne pas être porteur d’un discours profondément machiste en disant que ces filles là sont –les pauvres- victimes de leur succès presque inné. Oui, toute la famille et les gens dans la rue qui s’exclament, et ce dès son plus jeune âge, « Oh qu’elle est mignonne ». Mademoiselle grandit et à sa décharge se pare de certains atouts qu’on ne manquera pas d’oublier, au détour d’un regard dans la rue. Et les ennuis commencent : où est le défi quand on peut avoir presque tout le monde ,jeux de regards et sourire en bandoulière? Quel challenge quand trente six mecs te mangent dans la main ? Aucun. Alors, autant chercher la complication : à savoir,ceux qui s’en foutent.D’avance mes excuses pour la communauté féminine, si tant est qu’il y en ait une qui s’aventure sur ce site fleurant bon l’excès d’hormones.
Gog’
lundi 29 juin 2009
Saudades..
Joli mot que celui ci.. La « saudade » est un mot portugais que l’on considère intraduisible dans nos chères contrées. On lui prête tellement de sens, mais je n’en retiendrai qu’un : mélange subtil entre nostalgie et bonheur tiré d’une tristesse, en formulant pour l’avenir un vœu plutôt bienveillant et optimiste. C’est en discutant avec un ami habitant le brésil que j’ai découvert son usage. Selon Fernando Pessao, c’est « la poésie du fado ». Selon d’autres, c’est aussi et surtout l’expression d’un sentiment fort lié à un possible mais non acquis retour au pays, ce qu’effectivement je ne suis pas encore à même de comprendre. Bref, quoi qu’il en soit, et aussi étrange que cela puisse paraître, ce mot me parle et j’aime à me dire que je lui parle également. Au regard de nos courtes vies, où nous n’avons pourtant pas trimé dans les champs de coton, nombreuses sont les déceptions et les remises en questions. Il est bien sûr égoïste de ma part de parler comme cela, je devrais donc rectifier pour être plus intègre : au regard de ma courte vie, ou je n’ai pas trimé dans les champs de coton. Voilà c’est dit. En écrivant ce petit texte, je me demande ou il me mène ; ça y’est j’ai trouvé. J’ai écrit quelque chose il y a quelques soirs, et cela ressemble à s’y méprendre à de la saudade (je précise que je n’essaie pas ici de monter un blog d’adolescentes émotives) :
J’ai du écouter cette chanson une dizaine de fois aujourd’hui. « Dance me to the end of love », de Leonard Cohen. Et soudain, une certaine et rare envie d’écrire. Concordant à l’ouverture du fichier (oui vous avez bien entendu, je n’ai pas dit « le moment où je prends la plume ». Drôle d’époque..), mon esprit fait le lien de manière éclaire entre la chanson et mon -court- passé. « Fais moi danser jusqu’à la fin de l’amour ».. cette phrase me paraît encore, des années après, si familière.. Fais moi danser jusqu’à voir ta beauté sur un air de violon se consumant.. cela résonnait tel un souvenir, comme quelque chose de si juste et en apparence si vieux jeu ; jusqu’à ce que je me rappelle -sortez les violons- avoir éprouvé la beauté d’une femme un soir d’avril, au cours d’une danse éclairée par quelque lumière tamisée, mais aussi,et surtout, par des violons que je me forcerais aujourd’hui à trouver larmoyants et résolument kitsch. Nos mains se joignant, nos corps au diapason avec la musique, les pommettes rougissantes et les yeux s’emplissant de larmes : le temps n’existe plus à ce moment précis. Ainsi, rythmé par la musique se lance et s’agite le ruisseau de nos amours, puis sans cesse grandit. Et c’est avoir la mémoire courte que d’oublier que l’on danse encore jusqu’au derniers souffle. Une fois nos amours consumés, la fin proche, une mélodie nous rappela que notre histoire devait finir là ou elle à commencé ; le souvenir de cette étreinte m’est au moins aussi fort que la première ; à la différence que nos pommettes rougissaient de désolation, nos yeux s’emplissaient de larmes de tristesse, et nos corps comprenaient que le désir les emportait ici pour la dernière fois, avant que le courant jette notre tumultueux flot dans la mer, belle et grande inconnue.
Bien sûr, il est fort indécent de s’épancher sur ses petites tristesses quand d’autres se demandent comment manger. Cependant, le désenchantement ambiant qui, bon gré mal gré, m’anime, ne me fera pas oublier ces quelques moments d’éclaircies qui fon(den)t la vie d’un homme ; et dont la « saudade », appelez cela comme vous voulez , semble permettre d’en tirer les plus riches conclusions.
Gog'
samedi 27 juin 2009
Demain c'est loin..
Loin, aussi loin que je m’en souvienne, je crois que je n’ai jamais aimé faire les choses comme tout le monde.Non,trop évident.La vingtaine passée, heureusement pas encore tassée, arrive l’heure des choix. Choisir des études, choisir un mode de vie, choisir ses opinions, « choisir » quelqu’un pour partager sa vie ; ou du moins avoir l’impression de choisir. Je crois avoir emprunté tout ces chemins, non sans volonté ; force est de constater qu’ils ne m’ont pas satisfait. Non pas que je sois resté un adolescent bloqué dans ses contestations « primaires » contre la société, mais j’ai l’impression que quelque chose bloque. C’est sûrement la quête d’une vie d’assumer pleinement ses choix et de bien s’y retrouver. Je comprends bien qu’ici ce n’est pas Disneyland (ou Neverland, sauce trash; pour rester dans l’actualité) ; mais entre baisser son froc et faire des compromis, y’a un monde. Au vu des contraintes sociales et de la peur panique du « marginal » qui m’assaille ; je crois bien que je vais finir comme monsieur tout le monde : un petit boulot qui va m’emmerder de plus en plus, idem pour la femme, des petites vacances à la con, prévues depuis six mois, et tout le bazar. Histoire de participer à mon tour à cette bonne farce. En attendant, j’emprunte les chemins de traverse et, comme dirait l’autre, « La vie c'est bizarre, si tu y penses, ça te déchire le coeur... mais si tu la traverse en zigzaguant, c'est plutôt comique. ». Et chaque soir - je crois bien que je ne mesure pas ma chance - j’aime à me dire naïvement que demain c’est encore loin…
Gog'
Ce blog a une histoire
Ce blog a une histoire. Et quelle histoire serais je tenté de dire.. C’est un beau/sale jour d’été , assis sur un banc d’une place insipide, à regarder passer les demoiselles en devisant avec verve sur la paire de seins de l’une ou les fesses de l’autre, que l’on a finalement décidé de coucher nos pensées - ô combien utiles pour l’humanité – par écrit. La gueule de bois évidemment ; l’air blasé et traversés par des pensées qu’on croyait réservées aux souillons d’à côté , villageoise à la main et amateurs de la place. Bordel, pourquoi on avait rien de mieux à faire que de cracher sur tout ce qui se passe. C’est avoir la mémoire courte que de ne pas se rappeler le ciment de notre amitié : un flacon en verre et comme l’un de nos semblables l’a si bien dit : « Qu’importe le flacon, pourvu qu’il y ait l’ivresse ». A partir de là, tout était possible : le soir, rois du monde, et les lendemains…qui déchantent. Pourquoi tellement d’alcool. Dans le fond, c’est juste une envie de se faire mal pour se sentir vivre (moi,naïf ?) , mais qu’est ce que c’est bon de voir la rue avec trois grammes dans chaque bras.. Et bien en fait -je reprends cette article ou je l’ai laissé il y a trois jours- rectification : voir la rue avec trois grammes dans chaque bras et trois beignes bien senties dans la gueule, c’est peut être pas le rêve qu’on attendait. Après une vraie semaine d’alcoolique – en comptant le petit verre quand ça va pas, hein – et tout cette énergie dépensée à penser à organiser une soirée, à disserter sur celle de la veille, à théoriser sur n’importe quel sujet ; un petit débriefing s’impose. Premier constat intelligent de la semaine : j’ai donc passé cinq jours à brasser du vent. Et on revient toujours au même point, la belle brune, à l’évidence le nœud du problème . Ah oui, j’ai trouvé en chemin pourquoi on picolait autant ; on est des (petits) garçons en manque d’affection. Pas si grave, toute crise d’adolescence a une fin non ?Gog'