dimanche 23 août 2009

Toi aussi emmerde la société.

J’en envie aujourd’hui, au travers de ces quelques lignes, de faire l’éloge de la star de l'été, la bien nommée paresse. Ne rien faire n’est pas donné à tout le monde, et un éclaircissement de la notion me semble nécessaire. Ainsi à en croire le net, la paresse peut très bien se révéler diablement efficace, contribuant à la résolution de problèmes complexes.

La petite fourmi, la tête dans le guidon serai donc moins ingénieuse que sa copine la cigale ; mais comme on connait tous la morale de ce conte conservato-populaire : elle au moins aura à manger cet hiver et pas cette feignasse.

Oui mais voilà, prisonnière de sa douce reine à qui elle a juré fidélité ET travail éternel, elle s’emmerde. Et pas qu'un peu mon neveu. Ce qu’elle produit elle n’en profite pas réellement, fatigué par toutes ces journées de merde de travail, et par le mépris insidieux que cette position lentement intériorisée finit par lui faire éprouver à l’égard de ceux qui préfèrent chanter et boire. Cette dernière, exaspérée de travailler 60h par semaine, quand dit en passant d'autres en sont réduit à la sur-qualification ou au chômage, envisage de déménager la fourmilière en Suisse.


Mais ce qu'il faut bien se dire c'est que glander c’est finalement un art de vivre, ou plutôt une résistance du quotidien à moindre coût, mais très signifiante ; tes valeurs m’ennuient et mes combines et grasses matinées perpétuelles me libèrent. Et c’est ça qu’est bon !

Sauf qu’en retour être le looser de service qui refuser de jouer le jeu par crainte souvent d’avoir perdu d’avance, ce n’est pas top non plus. Alors tant qu’on le peut emmerdons la société, avant que le couperet rédemptoire de la société et de la jolie brune nous ramène à la raison.

lundi 17 août 2009

Entre Google, grenaille jaune, et référencement.

Chère lecteur, tu dois l’ignorer mais il est possible de connaitre beaucoup de chose sur toi, avec l’outil statistique de Google pour les blogs ; il m'est en effet aisé de savoir quelle navigateur tu utilises (70% de winner sous Firefox), comment tu nous rend visite (lien, ou recherche google...), et jusqu’à quelle heure tu traines au comptoir. Seul limite, on ne sais pas encore quelle boisson tu t’enfiles… Mais ça ne serait tarder.



A cela, je tiens à dire que PARFOIS, il arrive que certains autres aient de bonnes idées. Et comme c’est « le privilège des génies d’être copiés » je vais reprendre l’idée d’un post lu ici. Je vous propose donc le top des mots clés utilisés pour tomber sur ce blog :

D’abord des variations autour du titre du blog, normal ;


blog poètes désenchanté, poete desenchante, poetedesenchante, poetesdesenchantes, poètes désenchantés blog,



A part un petit rigolo à la fin qui cherche une « critique »… ?
poete desenchante critique

Ensuite on trouve des fans du corps de Montes !


poetes desenchantes blogspot montes, poetesdesenchantesblogspot, montes, poetesdesenchantes blogspot montes




Ces premières références « évacuées », on va pourvoir rigoler un peu plus :


poeme pour ma cousine, poème pour ma cousine;
Bah tien t’as dû trouver ton bonheur chère ami !

johnny hallyday poeme, poeme de johnny hallyday ;
Tu n’est resté qu’une seule seconde sur le site, je me demande bien pourquoi.

poèmes pour ma cousine qui ne me parle plus ;
Comme c’est mignon… Une seule question, est-ce la chose qu'elle ne sache plus faire ?

poeme borderline, poème borderline ;
Oui tout à fait.

pourquoi les filles ont une frange ;
Question existentielle, bienvenue ! Mais y a encore des variations sur le thème :
ces filles a franges, fille sympa à frange, filles à franges

Et puis des un peu plus « branlées »
filles franges nues


Mais ce n’est qu’un début :


kap bambino blacklist,
Je sais pas du tout ce que tu cherchais l'ami...?

video sex cul blonde extrait
Je crois qu'il a rapidement dû trouver son bonheur!

sperme avec "grenailles" jaunes,
J'apprécie particulièrement que ce monsieur prenne soin de mettre "grenailles" entre guillemets. Ceci dit je vois mal ce que jaune et semence masculine viennent faire là! Enfin dans un registre différent, je tiens à signaler la reconnaissance que nous fait ce site exceptionel:

Ce bon perroquet rend honneur à Pierrax en rapportant comme éléments de définition, ses considérations matinales! Chapeau!


jeudi 13 août 2009

L'opium du peuple


Deuxième article cette semaine, inutile de préciser que je suis chaud comme une baraque à frites - expression n'ayant pas eu le succès qu'elle mérite par ailleurs. Bref, je ne sais pas pourquoi mais j'ai envie de parler de ce bon Z.Z, non pas Zorro, Zinedine Zidane. Non je ne regarde pas juste les matchs de la France et ne clame pas à qui veut l'entendre que "Messi est le meilleur joueur du monde, t'a vu ces dribbles?" après voir vu le premier match de Barcelone - il faut bien avouer que c'était très hype cette année de supporter Barcelone. Donc , le phénomène Zizou (que tout le monde appelerait Yaz' en fait, zizou étant une co - construction journalistico - supporter; enfin comme on n'est pas sur wikipedia je me dispenserais de citer "la source"). Bref, 10 après les "rêves" Blacks - Blancs - Beurs de France 98, qui ne sont pas sans rappeler les lendemains gueules de bois de la marche des beurs de 83... hum je m'écarte du sujet là. Reprenons. Donc, 10 ans après la victoire française (cocorico) en coupe du monde; et les souvenirs émus de minot alors collectionneur de vignettes Panini en voiture a 23h avec le privilège d'appuyer sur le klaxon pour fêter la victoire, je regarde toujours avec plaisir les vidéos relatant les gestes techniques de super Z., et puis comme youtube nous le permet désormais, je regarde l'ensemble de sa carrière . Le personnage m'intrigue toujours autant. Non pour sa passion et ses souvenirs émus d'un bon fanta orange - après 20 bonnes minutes de recherche je n'arrive pas à retrouver cette vidéo ou l'homme "à la retraite" se rappelle avec les yeux qui brillent des ses matchs gamins et de la bonne boisson gazeuse qui l'attendait. Donc Zidane, joueur à l'ancienne comme on n'en fera certainement plus, conduite de balle et contrôles, dribbles simples et foutrement efficaces (ce qui n'est pas une sinécure à l'heure des gris - gris inutile du footballeur vaguement métrosexuel), vision du jeu, collectif. Une carrière à l'ancienne, les échelons gravis pas à pas, du modest centre de formation au moyen, puis bon club de Ligue 1, une montée en puissance du côté transalpin à l'enseigne de "la vieille dame", et enfin l'apothéose en terrain madrilène. Ce qui est riche d'enseignement à l'heure de la génération MSN et de ces gosses à peine sortis de la puberté qui grillent les étapes. Puis, les deux phases de Zidane: "le dieu" en 98, en exagérant à peine, référence aux fameux coups de têtes à deux reprises - "et dieu, dans les airs, surplombait l'humain faible et impuissant". La deuxième, "le sauveur" en 2006, le retour du messie donc (« En France, tout le monde réalise que Dieu existe et qu'il est de retour en équipe de France » Thierry Henry). Un Zidane biblique donc. La suite on la connaît, Zidane n'est pas Dieu finalement, il craque et se décrispe un peu les nerfs contre le premier venu. Pas de quoi en faire un Judas, même le président s'y met et cannonise - si besoin était - le pécheur en le lavant de toute culpabilité. Quelques mois passent et effectivement, l'humain Zidane fait les frais de la fin de l'omerta. Zidane fume, trompe sa femme, est un requin dans les affaires, bla bla bla. Plutôt que de s'attarder sur ces papiers torchons et ces mauvais coups de pub, on retiendra les coups d'éclats, les coups de sang aussi (jouissifs), les heures de vidéos en gardant bien à l'esprit que si le foot elevé au rang de religion était l'opium du peuple, Zidane n'était pas loin d'en être son Dieu. ce qui est tout de même notable dans une vie.


Gog'

Y'a bon le tourisme.


Pression sociale. Ere 2.0. Faut pas mettre n'importe quoi sur son petit profil face', faut avoir les dents blanches et le teint frais pour un possible futur employeur. Faut pas égratigner les croyances des cousins - cousines qui pensent que l'enfant du pays est restée à l'eau claire et aux goûters nutella depuis la dernière après midi digne de ce nom, y'a 10 ans déjà. Pour ma part, je me contenterais de ne pas aligner trop de photos de soirées alcool et ce dans un double but : me persuader que je fais des choses plus intéressantes dans la vie et persuader les autres, dont les fameux cousins qui travaillent déjà depuis belle lurette que je ne suis pas juste un sac à alcool. Bah ouais, on a beau jeu de faire les malins à critiquer tout ça, on est déjà dedans depuis un certain temps. Tiens et puis ça fait longtemps que je n'ai pas écrit un article pour faire ce que je sais le mieux faire : ronchonner. Tiens maintenant j'ai envie de voyager aussi, ronchonner a 6000 bornes de chez soi, c'est bien français déjà, et puis faut faire profiter la planète de ses états d'âme, et pas qu'en 2.0. Hm. Loin de l'idée rimbaldienne (si si) du voyage, j'aimerais quand même me brûler un peu les ailes pour me sentir vivre autrement que par procuration, à savoir mater des culs dans le métro (sans pour autant me risquer à ce que mes mains dépassent mon esprit), scruter les gesticulations des mes stars préférées, ou rouiller sur le net et voyager à peu de frais : faut juste un peu d'imagination et quelques photos - c'est comme les films de culs hein. En parlant de films de culs et de voyage, et n'oubliant pas que chacun voit midi à sa porte, j'ai le souvenir d'un olibrius croisé lors d'une de mes pérégrinations prolongées au pays ou il ne fait jamais jour en hiver, j'ai nommé l'Angleterre, et puis comme je suis un peu original c'était à Londres. Bref, l'homme en question approche la quarantaine et vit en auberge de jeunesse, pas de femme ni d'enfants, chômage prolongé. Normal me direz vous, bref. Voyageur dans l'âme en tout cas (et un peu dans le pantalon aussi) puisque le carnet de voyage de monsieur comprennait la Thaïlande ("qu'il connait très bien"), les désormais classiques pays de l'est, et prochainement le Brésil ou la Colombie qui, paraît il, sont à la mode; puis ça fait du bien de changer un peu de couleur de peau, on sait jamais peut être que ça peut être un peu exotique en dessous de la ceinture. Bref, voyager pour aller aux putes, voilà un credo qui me dépasse un peu. Comme je l'ai souvent dit, et d'ailleurs je le dis trop, nul n'est prophète en son pays; et si le voyage implique d'aller vers l'autre et de "goûter" un peu hors des circuits touristiques, j'aimerais bien que le mien m'apporte un peu plus que quelques misérables gesticulations pubiennes qui à mon avis ne sont ni plus ni moins une reproduction dominant - dominé, esprit anciennes colonies ("ah ce qu'on est beau quand on est français en Thaïlande; incroyable hein. Les françaises elles avaient pas compris en fait je suis le roi du pétrole ici. Des vrais femmes je vous dis"). Ah désolé pour les termes un peu socio - je m'astique, je fais un mémoire en ce moment. Bref, puisque je voyage plutôt entre mon bureau et la cuisine en ce moment, rien ne m'empêche de rêver que je voyagerais dans un peu plus d'un an entre deux sommets de la cordillère des Andes. L'Amérique du Sud, ah oui, c'est vrai que c'est à la mode quand même.. mince, l'Australie aussi non ? le Canada également... les pays de l'Est aussi .. non ? l'Afrique, petite mission humanitaire histoire de se laver la conscience ? Hm. La France c'est beau en fait non ? Tiens je vais peut être rester ici alors, me péter des bons ricards au coin de mon bureau en regardant la Grande Vadrouille, pourqoi je n'y ai pas pensé plus tôt ?
Gog'

Faut pas forcer.

Ce matin je voyageais à travers paris, et quelle ne fût pas ma surprise de tomber nez à nez avec ça:




Je parle évidemment du walkman, pas de la nana du soleil levant. Jeune pervers. En tout cas vous vous rappelez évidemment de cette apparail d'une taille démesuré, et tellement bruyant? Et d'une autonomie nécessitant de se remplir les poches de piles d'avance, certains inventant des histoires de Freezer: promesse était alors faite qu'après une nuit au froid les piles se rechargeaient.


Mon oeil.



N'emêche qu'il fallait aussi se trimballer cela aussi, qui malgré un coté de je ne sais quoi parait bien désuet aujourd'hui:






Que le monde a changé; au moins on ne risquait pas de se bruler ou de recevoir des éclats d'écran dans la face à l'époque. Mais c'était pas mieux avant.


En parlant d'avant, vous, pauvres lecteurs (pas tant au pluriel que cela d'ailleurs) avez sans doute constaté "une baisse de régime" d'articles frais et talentueux. Mais c'est le mois d'août,


Moment des mémoires à rendre,
vous le savez bien;


Des appart' à repeindre,
vous le savez bien;


Des épisodes de secret story plus TF1 que jamais,
ça aussi vous le savez un peu honteusement bien;


Des argentin(ienne?) à barratiner,
vous le savez plus moins souvent bien;


Et puis un peu de rien à **** aussi. On verra, parions sur une hypothétique relance à la rentrée? On vous tient au jus; ou pas comme nous dirai cette bonne Emilie (à frange).

lundi 3 août 2009

Ces filles du calvaire! (ou catins du RER)


J’en ai déjà parlé, je travaille en banlieue, ce qui signifie de long, voir très long temps de transport en commun journalier. Alors comme tout le monde je m’occupe du mieux que je peux. Le matin ce n’est pas trop difficile de s’endormir alors ça va ; le reste du temps je bouquine, je visse le MP3 sur mon crane à croire que je suis né avec, et… Je flatte mon regard.

Je dis ça parce que je repense à cette fille croisée récemment sur le chemin du retour. La distance ne m’a en rien empêché d’admirer ses formes agréables, ses cheveux, ses yeux ; du haut jusqu’en bas, il n’y avait rien à enlever ! Enfin façon de parler.


L’approcher, me demanderez-vous ?


Oui, mais pour ça il aurait déjà fallu qu’elle ne soit pas si vulgaire ; Maquillé comme une voiture volée, développant une voie criarde faite pour n'échapper à personne. Au point qu’on se demande : « parle-t-elle à son téléphone ou à toutes les personnes, déjà fatiguées, qui partagent la même rame qu’elle ? ». Bon sang, mais à qu’elle station va-t-elle enfin "wesh-endre" !


Aucune envie de jouer du regard cette fois là, et quel calvaire !

dimanche 26 juillet 2009

« Non mais t’imagines, on commence comme ça… et pourquoi pas bientôt avec des animaux ! Des chiens par exemple ? ».

Dernièrement je discutais, avec des collègues, devant la machine à café, du mariage gai. Comme souvent dans ces cas là j’évite soigneusement de m’avancer, et excelle de talent pour orienter le débat sans jamais prendre position, et oui c’est plus pratique. Mais au bout d’un moment, forcément les personnes commençant à franchement se lâcher - ce doit être dans les règles de la conversation - donc tôt ou tard, la controverse survient.

« Non mais t’imagines, on commence comme ça… et pourquoi pas bientôt avec des animaux ! Des chiens par exemple ? ».

Je veux bien rester stoïque, mais faut pas abuser non plus. Ces acolytes là, c’est presque qu’ils ne verraient rien à redire au traitement Iranien de la question, enfin je présume. Mais, avant de continuer plus avant, une question mérite d’être posée : Peut on évoquer le sujet lorsque l’on n’est pas intéressé au premier chef ? D’une autre manière un blond, grand, et aux yeux bleu, peut il prendre position contre le racisme ? C’est compliqué, résolument, mais je vais m’y essayer. D’autant que finalement, l’angle qu’a pris la conversation, s’adresse à tous.

En effet c’est comme si l’acceptation, de ce qui est longtemps resté perçu comme étant au mieux une déviance sexuelle, c’était lentement normalisée, mais par une manière spécifique : la sainte ignorance. Soit PD et tais toi, du genre « les pédés ne me dérangent pas, mais faut pas non plus qu’ils s’embrassent sur les bancs publics ! » (C’est un peu comme les noirs, et le « d’ailleurs, j’ai des amis colorés »). Ou alors à la limite t’as le droit d’être ainsi à la condition que tu m’amuses de stéréotypes éculés. Derrière de grands principes le commun s’adapte mais ne se renie pas.

Là où le sujet devient intéressant, c’est que « la cause gai », si tenté qu’il y en ai une - en tout cas je ne le souhaite pas - se fait plus revendicative, et demande aujourd’hui la possibilité d’avoir des bébés. Et bien oui, ils aiment faire des trucs - que nombre de papas refusent à leurs filles, sauf quand ce sont celles des autres qui le distrait les premiers samedis du mois sur Canal+ - mais ils aimeraient en sus aussi s’occuper de rejeton. Deux papas ou deux mamans, pour s’occuper d’un berceau, certain dirait un chenil, ça interroge son monde en effet, et c’est dur à glisser sous le tapis.

« Et puis s’ils se reproduisent, c’est la vie qu’est menacée ».

Et oui parce qu’alors c’est le fondement même du mariage, et de la société qui se trouve ébranlé. J’ai parfois l’impression, avec force de regrets, que les valeurs qu’on mobilise pour s’opposer à l’union d’un couple homo ne fonctionnent plus du tout, et depuis longtemps. Les chiffres sont là : c’est en effet près 1/3 des mariages qui se soldent par un divorce, on voit aussi le phénomène des mères seules gonfler, et celui des papas aux tâches ménagères se développer, un comble !

Je vous avoue avoir eu quelques nausées pendant cette riche conversation, mais j’ai quand même trouvé des choses stimulantes dans l’argumentaire de cette après midi là. J’entends par là le biais par les valeurs, les débats s'étant en effet cristallisé là-dessus, abandonnant le volet naturaliste (c’est dans les gènes, ce sont des sous hommes ou presque, dieu seul peut les sauver…).


Quand on voit les ravages provoqués par la déstructuration des familles, peut on en effet raisonnablement considérer que deux personnes de même genre parviendront à élever un gamin avec une personnalité équilibrée ?

Personnellement j’en suis intimement persuadé. Et oui, peu importe, je pense, le sexe des parents, l’important est la répartition des rôles dans la cellule familiale ; des tonnes de sociétés fonctionnent de manières différentes de la notre, la place du papa, et réciproquement, pouvant être remplit par un oncle, un ami de la famille, le voisin etc… Tant que tout le monde s'entend bien, je vois pas ce qu'il y a à redire.

La seule chose qui mérite me semble-t-il l’intérêt, c’est plus la dissolution des valeurs. Je ne parle pas de cette entreprise visant à maintenir sous perfusion celle dont on fantasme être les héritiers dépositaires, mais de jalons qui permettent d’orienter ses actions. Jalons, comme je l’évoquais déjà, sont aujourd’hui limités à un hédonisme disproportionné et au culte de l’argent.

Je vous laisse avec ça, sans aucun rapport aucun, mais qui m'a néanmoins donné une furieuse envie de rire!

jeudi 23 juillet 2009

Les goûts et les couleurs

Voila qui n'est pas très original (quoique par rapport aux articles présents sur ce site..) mais aujour'hui, votre "serviteur" vous propose.. une petite revue musicale! Un seul impératif : savoir se servrir un minimum , mais vraiment un minimum, de deezer. Allons y:

Jedi Mind Tricks - Violent by design

Très bon album hip hop, beat envoûtant, phrasé rapide et souvent énervé. Les mélodies proche du mystique parfois compensent les envolées lyriques de nos compères, qui peuvent -parfois- rendre nerveux. A écouter de préférence avec des grosses basses. Mention spéciale pour "Muerte" , "Deer Hunter" et "Heavenly Divine"

http://www-v3.deezer.com/fr/#music/jedi-mind-tricks/violent-by-design-199701

Kap Bambino - Blacklist

Découvert au hasard d'une lecture des inrockuptibles (personne n'est parfait hein), cet album de deux bordelais dans la mouvance post - punk - electro - je ne sais quoi d'autre nous distillent une musique à la croisée d'un punk bien rauque (voir la voix de mademoiselle) et d'un voyage dans les entrailles des machines éléctroniques - à grands renforts de "chimie" j'imagine. Dans le même genre, l'incontournable : Crystal castle (qui eux revendiquent la chimie dans le nom de leur groupe, fortiche)

http://www-v3.deezer.com/fr/#music/kap-bambino/blacklist-311194

22 - 20's -- 22 - 20's

Un peu de rock énervé, très ressemblant aux von bondies. Du bon vieux rock blues de Detroit donc, qui tourne cependant très souvent à la sauce garage. A s'écouter le matin avec un bon café - clope pour rêver à une journée très rock (qui s'avérera en fait très chiante.. mais là n'est pas la question).

http://www-v3.deezer.com/fr/#music/22-20s/22-20s-302238

ainsi que le très bon "lack of communication" des von bondies sus cités

http://www-v3.deezer.com/fr/#music/the-von-bondies/lack-of-communication-127035


C'est tout pour aujourd'hui ! Amochez vous bien les oreilles avec ces "découvertes" musicales (je précise bien, vu la date de sortie déjà lointaine de ces albums)

Gog'

mardi 21 juillet 2009

Réclusion mentale








Salut à toi demoiselle ou mâle fan ou non de hip-hop. La galanterie est un art de vivre, c’est pourquoi je laisse toujours passer les dames d’abord. La femme ne porte pas la burka dans ma philosophie, elle pense et respire librement, elle sort à sa guise, elle a le droit de me refuser un rapport sensuel. Le rap moderne relève-t-il de cette même philosophie, égalitariste, altruiste, voire philanthropique ? En d’autres mots, le rap moderne est-il moderne, au sens humain – et occidental - du terme ?

Du haut de mes 23 printemps, et faute d’une culture générale suffisante, je ne compte ni faire de rétro-encyclo de cet art urbain et prolétaire, devenu planche à billets de l’industrie du disc par un mouvement de démocratisation à rebrousse-poil, Wikipédia est la pour ça. Ni porter de jugement objectif, encore moins scientifique et exhaustif. A chacun sa vérité. Je m’exprime donc en simple amateur, régulièrement interloqué, rarement impressionné, par ce qu’il entend.

C’est qu’il est très difficile d’apprécier la qualité du rap, car, pour faire simple, il se compose de deux ingrédients simples, mais confus. Un bon rap, c’est basiquement une douce mélodie rehaussée d’une grosse Bass à l’ancienne - un bon « Bit » -, combinée à des textes ni haineux ni narcissiques et bien posés - un bon « Flow ». Si l’aspect sonore est souvent correct, la partie texte est malheureusement trop souvent bâclée – c’est d’ailleurs pourquoi, compte tenu d’un piètre niveau d’anglais, j’adore le rap us. Par exemple, le slam est à la mode et le contenu littéraire y est effectivement plus consistant –loin d’être indigeste pour autan – que le hardcore, mais qu’est ce que c’est mou ! A l’inverse, le hardcore est sans doute plus boostant musicalement parlant, mais qu’est qu’ils débitent comme absurdités !

Slam, hardcore, conscient rap, jazz hip-hop, bling bling etc., les sous-genres multiples - et variables - ne font qu’embrouillarder davantage la perception du music addicted. A la manière des USA, berceau du genre, qui opposent East Coast et West Coast, on pourrait dissocier Nord et Sud, Paris et Marseille, Blacks contre Arabes en l’occurrence. Si c’est pour assister à des battles Gueko Vs Soprano ou pire encore La fouine Vs Beretta, je donne ma langue au chat, je ne tiendrai pas un round.

Parlons-en de Beretta tiens ! Rien que son blaze ne colle pas avec l’idée que je me fais de l’art. L’art c’est la vie, pas la mort. Qui plus est, cher Arme à feux italienne, si tu me lis, sache que si tu t’étais appelé « Machette » ou « Sabre », j’eus compris, en dépit d’une phonétique moins bandante comme d’une symbolique moins rassurante. Mais là, Beretta, pardon pour les clichés, mais ça sonne plus Eglise Catholique que Mosquée ! Enfin, pour mettre à mal certaines idées reçues largement véhiculées par les médias et les rappeurs eux-mêmes, il n’y a empiriquement que très peu de vrais calibres (du type Kalachnikov, Famas voire grenades ou encore lances roquettes), dans ce qu’on nomme couramment les « cités » - à des lieux de ladite grecque soi dit en passant. Surtout des grenailles et des armes blanches. Bande de « hagras », vous faites quand même petits bras à côté de la Camorra !

Simplifions nous la vie par une nomenclature maison ternaire, non condescendante et caricaturale.

Ainsi, Seth Gueko, Booba, La Fouine et Bougnoule Smala pour citer de belles raclures à la lyonnaise – spécial dédicace to Tassin Ménival - etc. forment la catégorie des « inconscients illettrés écervelés » Cette liste aurait pu accaparer trop de place si j’avais forcé un peu. No comment, même s’ils font bien marrer ces clowns à moitié forains.

Rhoff, Sefyu, Brasco, Psy 4 de la rime et Sniper pour faire taf-taf, ce serait les « platoniques insipides», c’est déjà mieux.

Enfin, Akhenaton et Kery James, faute de mieux, forment la catégorie des « anciens », ceux que t’as envie de demander sur ton Facebook, ceux qui te mettent vraiment la trik – 69 en force ! pfffff ! - des cabochards qui en ont dans la caboche, pour reprendre un terme « néochromien » - ne m’en voulez pas si j’invente des mots, le sujet s’y prête.

J’en viens à ma vision du rappeur, qui revêt théoriquement plus l’habit d’anthropologue observateur, méthodologie et recul en moins, que le costume jaune du bagnard, fraîchement libéré, la haine dans les veines, non pas ruisselante mais coulant à flots, comme le Ric’ dans nos soirées.

« On s’exprime, excuse nous si chez nous le texte prime ». Cet extrait de la Scred Connexion – de Besbar non pas barbare - révèle un malaise profond au sein même du milieu - comprenons ici le petit monde du rap, non pas la pègre, n’en déplaise à Don Corléone ! Comme pour les autres styles de musique ou la littérature, la valeur purement artistique d’une œuvre peut-elle s’apprécier au succès commercial – entendons ici abrutissement général des masses, visiblement aux goûts de chiottes pour ne pas se taper la tête contre les murs à l’ouïe de certaines mix tapes.

En bons citoyens, bien formatés par les institutions éducatives entre autres, auxquelles je ne reconnais comme seul mérite que de développer un esprit critique pointu et non connivent, le tout sur fond d’esprit de contradiction ne l’oublions pas, nous sommes en droit de nous interroger sur ce que peut ou doit dire un rappeur. Quels thèmes peut-il aborder ? Tous les problèmes sociaux. Exclusion et misère, frustration et hargne qui en découlent, nourrissant une soif intarissable d’oseille - je ne parle évidemment pas du fruit ! - et de reconnaissance. De n’importe quelle manière ? Le nœud du problème est bien là ? Par exemple, Sniper n’aurait-il pas pu dire « la France est vache » en lieu et place de « la France est une garce » ? Cela éviterait le tollé de parlementaires ayant d’autres chattes à fouetter, et par là même toute forme de censure ne faisant que stigmatiser une populace portant déjà les stigmates de la ghettoïsation.

La problématique du verbe choisi, de l’expression employée, par conséquent du signe véhiculé, renvoie à la question de l’essence même du hip-hop. Empreint et relais d’une culture banlieusarde un soupçon violente et indigène – mais pas que - le rappeur ne peut-il user et abuser que d’argot mixé à de l’arabe ou du verlan, de banals jurons accompagnées de propos racistes envers les hôtes colonisateurs et l’intelligentsia? Je ne le pense pas. Car si le rappeur se foule le poignet pour noircir son calepin, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne se foule que rarement le cerveau, souvent déjà bien amoché par les quantités astronomiques de haschich consommées, sois disant sources d’inspiration. Il est vrai que le cannabis n’est pas réputé pour féconder les neurones, il les avorte avant qu’ils ne se régénèrent. Le tout conjugué à une ignorance déconcertante de la langue française - faute de capital culturel pour citer un célèbre Pierre - ainsi qu’à un mode de vie quelque peu primitif où le plus bête et méchant a tendance à l’emporter, cela explique en partie la rareté des textes dépassant les 100 mots de vocabulaire, articles, pronoms personnels, et conjonctions de subordination compris.

Si le MC ne peut se permettre de disséminer la haine et la bêtise mentale, c’est que son statut lui procure d’office un respect qu’il n’est par conséquent contraint de conquérir sur le même terrain, avec le même vocabulaire et les mêmes mimiques. Son rôle d’éducateur, il l’a souvent délaissé dans sa cave, abandonné à une épaisse et opaque couche de poussière puante de sperme. N’est ce pas Seth ? Attaque à coup de patates, je riposterai à l’encre de Chine sans rechigner. Kery le repenti dénature-t-il son art en censurant volontairement certaines palabres type « nique ta mère », les remplaçant par des formules plus audibles ; en troquant les traditionnels angles d’approche d’une pauvreté innée et subie par les innombrables exemples de réussite oubliés ; en omettant non sans hasard de vilipender l’une des plus belles république au monde ? Ne lui rend-t-il pas plutôt ses lettres de noblesse ?

J’aurai du arpenter des chemins moins grisants, par une critique positive du bon rap, mais j’eus été hors-blog à défaut d’être HS.

Certes, "la critique est facile, l’art est difficile". Mais à quand le véritable « retour du rap français », si l’on peut parler d’un retour ?

dimanche 19 juillet 2009

Mon avenir, entre kebabs bios et Claude Levi Strauss.











Bon les votes sont terminés, et le résultat du sondage est comme vous pouvez le constater, sans appel ; vous êtes une majorité à penser que je ne ferai pas de choix responsable, mais vais bien plutôt m’investir avec ardeur dans une période de glandage, si tenter que ça n’est jamais été autrement. J’ai donc tout naturellement souhaité vous faire un retour, je vais en supplément vous en délivrer un petit commentaire ; commençons par une petite définition :

« L'adolescence est une phase de la vie humaine de transition entre l’enfance et l’âge adulte. L'adolescence est une période longue dans les sociétés où l'acquisition d'autonomie est tardive : une scolarité longue retardant l'entrée dans la vie active ».

Donc selon l’encyclopédie wikipédia, équivalent de la bibliothèque pour tous bons étudiants de premières années, forcément fumistes s’il se respecte ; devenir un adulte imposerai de se lancer dans la vie active, c'est-à-dire de chercher un job, de penser à faire quelques choses d’utiles de son PEL, entre autre. Ok j’ai plus d’argent dessus depuis une plombe, mais ça n’élude pas la question qui va nous occuper au cours de ces lignes ; à partir de quand devient-on un adulte ?

Et bien j’ai envie de dire, quand on veut. J’ai croisé des gamins, dont on croirait que la vie s’acharnent contre eux, qui étaient bien plus matures que quantité de gogoles prétentieux, fan de joujou High Tech et de berlines de luxe.

Parce ce que être adulte c’est d’abord se confronter à l’adversité. Dans ce cas là, je l'avoue, je ne devrai pas en mener large avec mon ambition de m’engager comme serveur dans un bar, puis le reste du temps comme buveur de bière et autres substances anisées. Sauf que pour moi l’école c’est vraiment fini, et j’ai envie de vivre, pas de travailler; enfin pas tout de suite.

Et oui. Je me vois plutôt faire un bon break, et pourquoi pas, respirer un peu l’air grisant d’autres continents. Franchement en l’état actuel, mon environnement m’ennuie. Certes une célèbre vidéo internet conseillait de s’enticher d’une bonne brune et d’une non moins aussi bonne mousse, plutôt que de râler, et d’ainsi faire le deuil d’aspirations plus absolues.

Et ça, ça me fait penser à un papier que je lisais dans Le Monde décrivant une jeunesse allemande tous entière travaillée par un hédonisme franchement dans l’air du temps : « l’engagement politique est bien rare, on parle peu de politique, car tout le monde est d’accord sur tout, Obama est quelqu’un de bien, Berlusconi un problème et la chancelière Angela fait du bon boulot ». Le constat est classique mais toujours aussi désolant, en tout cas pour moi.

En effet, si je rejoins l’objectif bourgeois de me réaliser individuellement, je ne suis pas prêt à me satisfaire des seules préoccupations qui restent, c'est-à-dire les engagements en faveur de la vertitudes, ou de faire de l’argent.

Entre manger des kebabs bios et amasser du pécule, j’ai fait mon choix, ce sera les vacances et les voyages. Je vous laisse donc payer l’addition au grec qui a voté Europe Ecologie, moi, j’ai des visas à faire. Car comme disait, un peu près, un grand anthropologue français, partir en voyage ce n’est pas tant aller à la découverte des autres, que de partir à la recherche de soi même ; et quelle confrontation ça promet !